Intempéries : des viticulteurs du Pic Saint-Loup touchés par la grêle ont perdu 50% de leur prochaine récolte

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Vendredi 24 juin 2022, une pluie de grêlons s'est abattue sur les vignes du Pic Saint-Loup dans l'Hérault. Les viticulteurs accusent le coup : au domaine du Mas Foulaquier, la moitié des vignes est touchée.

Vendredi 24 juin 2022, un épisode de grêle s'est abattu dans l'Hérault aux alentours de 10 h 30. Une intempérie éclaire qui n'a duré que quelques minutes mais qui a engendré des pertes économiques à venir pour les viticulteurs. 

La cause de ces ravages trouverait sa source dans les aléas dû au changement climatique.

"On voyait un énorme nuage qui arrivait"

Blandine Jéquier est propriétaire du Mas Foulaquier à Claret. Elle est encore sous le choc. Un déluge de grêlons s’est abattu sur une parcelle de 10 hectares de son vignoble. La viticultrice raconte : "On voyait un énorme nuage qui arrivait du sud ouest. Il y avait une très belle lumière, on était en train de mettre en bouteille. C'était une journée agréable et on a vu innocemment ce nuage. Puis tout d'un coup il est venu vers nous.

Grêle, gel, sécheresse, mildiou : la mise en bouteille des appellations Pic Saint-Loup et de l'IGP (Indication Géographique Protégée) Pays d'Oc, seront mises à rude épreuve cette année. 

Ca a duré très peu de temps, une minute et demie. Nous, on était sous un auvent, on a entendu une pluie de cailloux. Mais les grêlons étaient petits et on a pensé qu'on avait échappé aux dégâts. On n'a pas réalisé mais les feuilles étaient hachées et les raisins touchés.

Blandine Jéquier, viticultrice

Après la pluie, la réparation

Serge Zaka, agro-météorologue à Montpellier, confirme les dégâts sur les réseaux sociaux.

Bien que la grêle ait été moins importante que celle de 2016, les vignes sont fortement touchées. Il faut alors les réparer. Blandine Jéquier pratique la viticulture en biodynamie : "On a préparé des tisanes de valériane, arnica pour cicatriser et pour amortir le choc. On est allé traiter avec un pulvérisateur sur tout le domaine. On les lâche pas pour essayer de panser tout ça. Là on a fait le tour, on a au moins 50 % de pertes."

Maintenant, elle espère que ces pertes seront remboursées rapidement par son assurance pour continuer à vivre pleinement sa passion pour la vigne et l’élaboration de vins naturels.