Justice. Meurtre d'Aurélie Vaquier : "un crime affreux, commis avec sang froid", 30 ans de réclusion criminelle requis contre son ex-compagnon

L'avocat général a requis trente ans de réclusion à l'encontre de Samire Lymani qui a jusqu'au bout nié avoir tué sa compagne Aurélie Vaquier en 2021. Le corps de la victime avait été retrouvé dans un sarcophage de béton dans la maison du couple à Bédarieux, près de trois mois après sa disparition.

Malgré ses dénégations, Samire Lymani n'a pas convaincu l'accusation de son innocence. Ce mardi, dépeignant un "tricheur impulsif qui fait preuve d'une froideur affective", l'avocat général Damien Kincher a requis à son encore trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa compagne Aurélie Vauquier.  Un crime pour lequel cet homme de 41 ans comparaît depuis plus d'une semaine devant la cour d'Assises de l'Hérault.

En 2021, le corps de la victime avait été découvert au domicile du couple à Bédarieux (Hérault), dissimulé sous une dalle de béton. La jeune femme était recherchée depuis trois mois. UNe affaire très médiatisée à l'époque et qui avait suscité une profonde émotion. 

L'hypothèse d'un tiers balayée par l'accusation

"C'est un crime affreux, commis avec sang froid. Je vous demande de déclarer Samire Lymani coupable" a tonné l'avocat général en dépit des affirmations de l'accusé, selon lequel un tiers se serait introduit dans la maison pour donner la mort à la jeune femme.

L'hypothèse de l'inconnu est abracadabrantesque : il n'y a pas d'effraction du domicile, il tue pour un motif inconnu, et puis après, chose incroyable, cet inconnu va l'ensevelir à son propre domicile [...] et aurait amené ses propres sacs de ciment et de sable !

Damien Kincher, avocat général

Samire Lymani a toujours martelé qu'Aurélie Vaquier aurait disparu pendant son absence, alors qu’il était en déplacement en région lyonnaise. Revenu au domicile conjugal dix jours plus tard, il aurait trouvé le logement vide et aurait reçu un message de sa compagne indiquant qu’elle partait quelques jours se mettre au vert, pour écrire, lire et se ressourcer.

La défense plaide l'absence de mobile et de preuve

Ce n'est que trois semaines plus tard qu'il alertera les gendarmes. La défense maintient l'hypothèse d'un autre meurtrier, car un ADN inconnu a été retrouvé sur la bâche entourant son corps. L'avocat de Samire Lymani a mis en garde les jurés contre une éventuelle erreur judiciaire, soulignant l'absence de mobile et de preuve indiscutable.

Le verdict est attendu d'ici la fin de la journée.