Meurtre d'Aurélie Vaquier : le corps avait été retrouvé sous une dalle de béton, son compagnon jugé aux assises

Samire Lymani comparaît devant la cour d'assises de l'Hérault, à Montpellier, pour avoir tué la femme de 39 ans dont le corps avait été retrouvé au domicile du couple en avril 2021. Incarcéré depuis, l'accusé clame son innocence.

Samire Lymani, 42 ans est jugé partir de ce mardi 9 janvier pour avoir tué sa compagne Aurélie Vaquier, dont le corps avait été retrouvé dissimulé sous une dalle de béton au domicile du couple, à Bédarieux ( Hérault), il y a trois ans.

L'affaire débute en janvier 2021 par une disparition inquiétante. Un appel à témoins est lancé par la gendarmerie de Béziers pour tenter de retrouver Aurélie Vaquier. La femme de 39 ans, vendeuse de cosmétique et de bijoux fantaisie, n'a plus donné signe de vie depuis près d'un mois. Le 1er mars 2021, le parquet de Béziers ouve une information judiciaire pour "enlèvement et séquestration". Des battues sont organisées par le frère et les amies d'Aurélie pour tenter de retrouver la jeune femme. Sans succès.

26 jours pour donner l'alerte

Les soupçons se portent vers le compagnon de la jeune femme. Il a attendu 26 jours après la disparition de sa concubine pour donner l'alerte. Il assure avoir reçu un message sur Facebook de sa compagne lui annonçant son départ. Elle y aurait évoqué l’envie de se retirer pour écrire un nouveau livre. Il affirme qu’Aurélie Vaquier a quitté le domicile en emportant son téléphone portable ainsi que quelques vêtements. 

Un comportement inhabituel pour les amis d'Aurélie Vaquier et des messages truffés de fautes d'orthographe qui ne ressemblent pas à ceux de la jeune femme, qui toujours selon ses proches "ne serait pas partie en abandonnant son chat Latika qu'elle aimait comme un enfant".

L'étau se resserre un peu plus autour du suspect.

Le cadavre sous une dalle de béton

L'enquête et les recherches permettent de découvrir le cadavre de la jeune femme en avril 2021 sous une dalle en béton, au domicile du couple. Il était dissimulé dans un « sarcophage bétonné » caché sous une estrade en pierre et en bois et sous de nombreux objets empilés. D'après l'autopsie, la jeune femme aurait été étranglée. Samire Limani, lui, a été mis en examen pour meurtre aggravé et placé en détention provisoire.

Il clame son innocence

Malgré les charges qui pèsent à son encontre, il continue de clamer son innocence. "L'ADN retrouvé sur la bâche n'est pas celui de Samire Limani, explique Mathieu Montfort, son avocat. C'est peut-être celui d'un suspect ou du meurtrier".

Mathieu Montfort va plaider l'acquittement pour son client qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict sera rendu le 17 janvier.

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