Municipales 2020 à Montpellier : le député Patrick Vignal investi par La République En Marche à Montpellier

A trois mois des municipales, le parti présidentiel a mis fin au suspense : la commission d’investiture et le bureau exécutif de La République en Marche ont accordé l’investiture à Patrick Vignal à Montpellier.
 

Le député Patrick Vignal a été investi par La République En Marche à Montpellier.
Le député Patrick Vignal a été investi par La République En Marche à Montpellier. © MaxPPP
Il évoque "un petit sentiment de fierté, mais surtout de la responsabilité". Pour celui qui se présente comme "Macron-combattant", cette investiture du parti présidentiel pour les municipales de 2020 n’est pas une victoire, car "la victoire, ce sera de remporter la ville. Mais c’est surtout un engagement et un travail collectif qui a payé pendant ces derniers mois". 

Dans cette course à l’investiture, le député de l’Hérault et conseiller municipal de Montpellier Patrick Vignal était loin d’être le seul à viser le soutien de La République en Marche.
 

Subirats et Altrad non investis


Face à lui, l’avocat et leader des jeunes "marcheurs" de l’Hérault Romain Subirats espérait également l’étiquette LREM, tout comme Mohed Altrad, chef d’entreprise et président du Montpellier Hérault Rugby. Ce dernier a réagi à cette investiture : "Tous les partis politiques investissent à Montpellier leur candidat, je n'y trouve rien d'anormal.
Pour ma part, le soutien et seulement le soutien de LREM se justifiait face à Philippe Saurel qui, comme moi, n'en est pas membre. Mais cette éventualité n'était plus d'actualité dès lors qu'un député LREM, Patrick Vignal, se présentait. Il est normal que son parti politique l'investisse."


Troisième adversaire de taille : le maire sortant Philippe Saurel. S’il n’avait officiellement demandé aucun soutien, il entrait également dans l’équation. Jugé "Macron-compatible", il a un temps été envisagé de ne lui opposer aucun candidat LREM afin de lui laisser champ libre. Il ne se décidera qu'en février sur une éventuelle candidature.
   
Pour le député de l’Hérault Patrick Vignal, qui est entré en campagne dès le printemps dernier, c’est sa détermination qui a fait la différence :

Je suis enseignant de judo, je suis un fils d’HLM de Montpellier. Je n’avais pas d’ascenseur, j’ai appris à monter les escaliers. Rien ne résiste à la puissance de l’entraînement, et on s’est beaucoup entrainés.


Malgré le sondage récent d’Harris Interactive, qui ne lui octroie que 9 à 11 % des intentions de vote, le candidat, croit en ses chances et dit n'envisager aucune alliance avec d’autres listes : "Je ne compte pas me mettre autour d’une table et commencer à discuter de postes et de partage de pouvoir, alors qu’en fait le vrai pouvoir, ce sont les Montpelliérains qui l’ont."
 

Les Verts en tête du dernier sondage


Le combat s’annonce rude pour cet ancien judoka. A ce jour, Clothilde Ollier (EELV) est sa plus solide adversaire, avec 22 % des intentions de vote, toujours selon le sondage d'Harris Interartive commandé par Patrick Vignal. En deuxième position, le maire sortant Philippe Saurel rassemble aujourd’hui 19 % des intentions de vote. Viennent ensuite la liste Nous Sommes, soutenue par la France Insoumise (12 %) conduite par Alenka Doulain, le candidat RN Olaf Rokvam (11 %) et Mohed Altrad (10 %).
Elections Municipales de mars 2020. Hypothèses de 1er tour.
Elections Municipales de mars 2020. Hypothèses de 1er tour. © Harris interactive - Sondage municipales Montpellier.

Mais plusieurs inconnues pourraient venir bousculer ces intentions de vote : la candidature ou non du maire sortant et le positionnement de personnalités LREM telles que la députée Coralie Dubost, jusque-là soutien de Mohed Altrad… Reste à savoir qui seront ses alliés pour le premier tour du 15 mars 2020, et quelles alliances pour l’éventuel second tour.
 
Les investitures La République En Marche en Occitanie
Les têtes de liste déjà désignées dans la région sont le président de Nîmes Métropole Yvan Lachaud à Nîmes ; l'avocat Romain Grau, ex-premier-adjoint au maire de Perpignan ; Claire Lapeyronie à Pont-Saint-Esprit (qu'elle dirige depuis 2018), Jean-Yves Chapelet, ancien ingénieur chimiste au CEA et maire de Bagnols-sur-Cèze depuis 2017 ; le maire de Castelnau-le-Lez Frédérique Lafforgue, directeur d'un cabinet d'expertise comptable.

Mais également Pascal Resplandy (Béziers), Éric Bouchité (Alès), Christian Teyssèdre (Rodez), Claude Arnaud (Lunel), Olivier Boudet (Frontignan), Lionel Depétri (Beaucaire), Olivier Paolini (Narbonne), Florent Lemont (Villeneuve-lès-Avignon), Thierry Bermond (Le Crès), Isabelle Guiraud (Saint-Jean-de-Védas), Jean-Pierre Rico (Pérols), Marie-Hélène Régnier (Carcassonne), Jean-Noël Fourcade (Lattes), François Commeinhes (Sète) et Sylvie Cabanas (Limoux).

 
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