Passionnés de taureaux, deux jeunes raseteurs entament un tour des manades de Camargue à vélo

Milan Boukharta et Dorian Friakh, deux jeunes raseteurs de Pérols (Hérault), se lancent dans un périple à vélo à travers la Camargue, à la rencontre de ceux qui élèvent les taureaux qu'ils affrontent dans l'arène. Ils s'arrêteront dans les 20 manades récompensées un jour du Biou d'Or, Graal de la course camarguaise. Objectif : mettre en lumière ces travailleurs de l'ombre.

Les belles histoires du dimanche
Découvrez des récits inspirants de solidarité et d'altruisme, et partez à la rencontre de la générosité. Émotions garanties chaque dimanche !
France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter "Les belles histoires du dimanche". Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité

Ils n'ont que 21 et 25 ans, mais déjà une grande ambition : Milan Boukharta et Dorian Friakh sont partis le 14 janvier pour une grande traversée de la Camargue à vélo. Une odyssée au sens antique du terme : un voyage d'apprentissage et de transmission auprès de vingt des plus grands manadiers du delta du Rhône. Ceux qui élèvent les taureaux que ces deux jeunes raseteurs de Pérols (Hérault) défient chaque été dans les arènes de la course camarguaise.

Leurs hôtes ont des noms prestigieux : Rouquette, Ternen, Boch, Rébuffat, Janin, ou encore Fanfonne Guillierme, où ils font étape mercredi 17 janvier. Autant de manades récompensées un jour du Biou d'Or, mythique trophée du monde de la bouvine, et qui ont accueilli l'initiative à bras ouverts, selon Milan Boukharta, qui raconte :

On a appelé tous les manadiers pour leur expliquer le projet avant le départ et ils ont tous été immédiatement enthousiastes. Car pour eux, c'est la mise en lumière du travail de l'ombre qu'ils effectuent toute l'année.

Milan Boukharta, raseteur

Un périple à suivre sur les réseaux sociaux

L'idée des jeunes raseteurs de mettre en avant leur culture et leurs traditions communes les a séduits. Eux qui allaient déjà souvent dans les manades ont compris depuis longtemps l'importance de ce lien qui leur permet de mieux saisir le comportement du taureau quand ils se retrouvent face à lui dans l'arène.

On peut suivre au quotidien leur progression via leur compte Instagram "Camargue à vélo" ou celui de "Taureaux Mag". Ils y partagent leurs impressions au travers de vidéos comme celle-ci :

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par TAUREAUX (@taureaux_mag)

Partager la passion du taureau

Chaque jour, de nouvelles haltes attendent donc les Héraultais : leur objectif est de passer la journée en totale immersion, de se mettre dans la peau d'un manadier pour voir à quelles difficultés il est confronté dans son métier. Et de prendre conscience de tout le travail fait en amont pour chaque sortie d'un taureau dans l'arène : "ça crée du lien, du respect, entre les manadiers et nous, ça soude les gens", expliquent-ils. 

Ce qu'on veut, c'est créer une alchimie autour de ce qui nous réunit : le taureau. Si chacun connaît l'univers de l'autre, on pourra encore magnifier davantage notre discipline.

Milan Boukhara, raseteur

Une jeunesse à l'ombre des arènes

Des abrivados qui les passionnaient dans leur enfance passée à Pérols, commune héraultaise où la bouvine est une tradition bien ancrée, ils sont naturellement passés au frisson de la cocarde. Inscrits d'abord à l'école taurine, les voilà aujourd'hui raseteurs professionnels. Milan dans le trophée de l'Avenir, réservé aux moins de 25 ans, Dorian déjà confirmé dans le trophée des As, la compétition d'élite.

Leurs modèles : les légendes Christian Chomel, aux rasets d'exception, pour lequel se déplaçaient les foules et Sabri Allouani "aux records impossibles à battre".

Retour à Pérols le 2 février

En attendant de marcher dans leurs pas, ils enfourchent chaque jour leurs vélos pour une nouvelle étape, jusqu'à leur retour aux arènes de Pérols le 2 février. Une boucle qui leur sert aussi de préparation physique et mentale pour la saison à venir : "on en ressortira grandis" affirment les deux raseteurs.

Un voyage solidaire

Des raseteurs au grand cœur, puisqu'une cagnotte en ligne accompagne leur voyage, dont les bénéfices seront reversés à l'association montpelliéraine d'aide à l'enfance Espace Renaissance.