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Taxe de séjour d'Airbnb : une manne pour Montpellier, Toulouse et Sète, très bien loties

© PHOTOPQR/MAXPPP
© PHOTOPQR/MAXPPP

1,6 million d'euros : c'est le montant versé par Airbnb aux communes d'Occitanie au titre de l'année 2018. La plateforme d'hébergement touristique profite surtout à Montpellier, qui va toucher 450.000 euros, à Toulouse (271.000 €) et à Sète, qui percevra 52.000 euros.

Par Valérie Luxey

D’ici la fin du mois de janvier 2019, la plateforme de location d'hébergements en ligne Airbnb annonce qu'elle aura reversé plus de 1,6 million d’euros de taxe de séjour aux communes de la région Occitanie au titre de l’année 2018. Trois villes vont recevoir les plus importants montants :
 
  • Montpellier (450.000 euros),
  • Toulouse (271.000 euros)
  • Sète (52.000 euros)

Viennent ensuite la station balnéaire héraultaise d'Agde, avec 47.000 €, la station de ski de Saint-Lary-Soulan, dans les Hautes-Pyrénées, avec 45.000 €.


Extension de la collecte en France


Pour la France entière, le montant des taxes de séjour reversé en 2018 par Airbnb aux municipalités s'élève à 24 millions d’euros, soit le double de l'année précédente (13,5 millions d’euros). Car en juillet l’an dernier, la plateforme a étendu la collecte de la taxe de séjour à 23.000 communes ayant au moins une annonce sur le site.


Le détail par département  


En Occitanie, au total, Airbnb a reversé :
 
  • 764.000 € aux communes de l’Hérault
  • 330.000 € en Haute-Garonne,
  • 118.000 € dans les Hautes-Pyrénées,
  • 106.000 € dans le Gard,
  • 104.000 € dans les Pyrénées-Orientales,
  • 53.000 € dans l’Aude,
  • 39.000 € en Ariège,
  • 37.000 € dans le Lot,
  • 27.000 € dans le Tarn,
  • 22.000 € dans l’Aveyron,
  • 15.000 € dans le Gers,
  • 11.000 € dans le Tarn-et-Garonne,
  • 6.000 € en Lozère.

La collecte automatisée et le versement de la taxe de séjour a été initiée par Airbnb en 2015, d'abord à Paris et Chamonix, avant de s'étendre progressivement. Une manière, pour le site, de répondre aux critiques de l'industrie hôtelière et touristique, pour qui le succès de la plateforme constitue un manque à gagner, car elle n'est pas soumise aux mêmes contraintes légales et fiscales.


Une loi plus contraignante


En juin 2018, le projet de loi sur le logement "Elan" a renforcé la réglementation applicable à ces plateformes : le loueur doit désormais transmettre à la commune le décompte du nombre de nuitées ayant fait l'objet d'une location pendant l'année. Un plafond légal de 120 jours de location de la résidence principale à des fins touristiques a aussi été créé et les sanctions financières alourdies en cas d'infraction.


 

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