Vendanges de muscat sec : un bon cru en perspective, mais la menace de la canicule plane sur la récolte

Les vendanges ont officiellement commencé. Dans les vignes, les saisonniers s’activent. Et pour certains viticulteurs de Frontignan, les récoltes promettent un bon cru grâce à une météo optimale cette année. Même si la vague de chaleur attendue peut avoir des conséquences sur le raisin.

Ce jour-là, cinq amis saisonniers sillonnent les vignes, depuis sept heures ce matin, sous une température de 27 degrés. Ils s’emparent du raisin, transformé plus tard, en muscat sec.

"Je me régale"

Ils ont le dos courbé, les genoux fléchis, mais la douleur des premiers jours laisse place au plaisir. "C’est rigolo entre copains, on mange une petite grappe, ça fait du bien. Le copain devait reprendre l’exploitation. Il avait besoin d’aide alors je suis venu et tous les ans je viens et je me régale", confie Lenny Soler, saisonnier.

Ce copain, c’est Alexis. Il y a encore quelques années, il n’y connaissait rien au raisin. C’est à ses 20 ans, lors d’une rencontre, qu’il décide d’acheter 6 hectares de vignes. Sur sa parcelle aujourd’hui, une tonne de muscat va être récoltée à la main.

Trois semaines de travail

"Les grappes sont belles, les grains ne sont pas entaillés, ils sont beaux, ils sont juteux. Cela reste des petits grains car nous sommes sur un cépage à petits grains. Les raisins sont beaux parce que je les ai bien travaillés, on n'a pas eu d'intempéries, tout se passe bien", explique Alexis Pouzoulet, viticulteur.

Les vendanges vont durer trois semaines et la vague de chaleur attendue risque d'avoir des conséquences sur la récolte des raisins. "On a eu un peu de pluie en début de saison, mais il en faudrait un peu plus", poursuit le jeune viticulteur.

"Jusqu'à deux degrés à la semaine"

Alexis fait partie de ces 135 viticulteurs appartenant à une même coopérative. Elle compte 600 hectares et pour les vendanger, 500 saisonniers sont mobilisés.

"Rentrer le fruit d’une année de travail en trois semaines, voir en 15 jours pour certains propriétaires, c’est un peu de pression mais le microclimat que l'on a ici nous aide bien sachant que l'on est sur des maturités qui avancent très très vite, de l'ordre de deux degrés à la semaine. Et plus on monte dans le degré, plus on perd en quantité. Comme la température varie rapidement, d’une journée à l’autre, on peut gagner deux degrés et donc perdre en quantité", détaille Christophe Miron, président de la cave coopérative de Frontignan.

Le reste, le plus gros de la récolte, se fera la semaine prochaine.

Écrit avec Lou-Ann Leroux.

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