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La grande déception du camp des Républicains en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon

La grande déception du camp des Républicains... / © Pascal Pavani/AFP
La grande déception du camp des Républicains... / © Pascal Pavani/AFP

21,6 % des voix : c'est ce que recueille la liste LR-UDI-Modem de Dominique Reynié, à l'issue de ce second tour des élections régionales en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, selon les premières estimations. Une grande déception donc pour la droite qui fait beaucoup moins bien qu'en 2010...

Par Marie Martin

La tête de liste LR-UDI aux élections régionales en Midi-Languedoc, Dominique Reynié, s'est dit "déçu" mais malgré tout "heureux" de s'être maintenu malgré sa large défaite puisqu'il arrive troisième derrière le PS et le FN.

"Je suis déçu, très déçu", a-t-il dit devant quelques dizaines de sympathisants réunis à Toulouse.

La droite incarnée par le politologue Dominique Reynié a perdu son pari, à l'issue de ce second tour des élections régionales en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon...
Dans cette nouvelle grande région historiquement à gauche, cette droite unie (LR-UDI-Modem) n'a visiblement pas séduit les électeurs.

La liste de Dominique Reynié ne remporte que 21,6 % des voix au second tour, selon les premières estimations : c'est plus de dix points en deçà du résultat de l'UMP Brigitte Barèges en 2010 face à Martin Malvy (la maire de Montauban avait alors recueilli 32,23 % des suffrages au second tour).

Au premier tour déjà, la liste d'union de la droite avait fait un score historiquement bas : 18,8 % des suffrages, le plus faible résultat de la droite en France métropole. 
Le 6 décembre dernier, Dominique Reynié avait réalisé son meilleur score en Aveyron, le seul département à droite de toute la grande région. Mais même là, les électeurs ont élu ce dimanche la socialiste Carole Delga à la tête de la grande région Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon. 

Quelques minutes après les premières estimations, Dominique Reynié a reconnu sa défaite, en direct sur l'antenne de France 3 Midi-Pyrénées, tout en saluant la victoire de son adversaire socialiste, Carole Delga. 
Il juge toutefois que ce gain entre les deux tours "confirme" que le maintien de sa liste était "la bonne décision". "Heureusement que je me suis maintenu. Nous avons confirmé que notre façon de nous opposer au Front national était la bonne", a-t-il lancé.

Fustigeant le PS, il a estimé que c'était "le vote FN qui permettait à la gauche de conserver le pouvoir tandis qu'elle n'a pas la majorité des voix".
"La situation plus paradoxale et ambiguë qu'il n'y paraît", pour les vainqueurs, à savoir les socialistes mais aussi tous ses alliés (écologistes, Front de gauche, PRG, etc.). "Ceux qui s'apprêtent à gouverner la région n'ont pas réussi à convaincre les électeurs", a-t-il ajouté.

Dans son camp, l'analyse de l'échec est parfois tout autre. Certains militants de Les Républicains ne se cachent pas pour reprocher à la tête de liste LR d'avoir fait une campagne trop au centre.
Enfin, beaucoup ne pardonnent pas au politologue né en Aveyron son "parachutage" dans cette région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon.
A quelques heures des premiers résultats, dimanche 6 décembre, Bernard Carayon, le maire LR de Lavaur (81) et tête de liste départemental pour la liste LR-UDI-Modem, avait ainsi posté un laconique message : "Merci la commission d'investiture..."

Plus clément, le maire LR de Toulouse, Jean-Luc Moudenc explique que la droite traditionnelle a dû faire face à deux "fronts" : le passé politique de la région la plus à gauche de France et la montée du Front National.
"Je suis venu dire à Dominique Reynié ce soir qu'un soir de défaite, ça peut être le début d'un renouveau. A condition de travailler. Nos amis élus ont six ans pour le faire", a déclaré le maire de Toulouse sur l'antenne de France 3 Midi-Pyrénées. 

 

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