«Ô la belle vie» : moment d'évasion dans les terres sauvages de la Margeride

Ô la belle vie » nous propose un moment d’évasion en Margeride, au nord de la Lozère. Une bouffée d'air pur et des rencontres avec des passionnés, comme Pierre, un amoureux de la nature, Bastien, pêcheur de métier ou encore Pauline, qui se consacre à la culture de ses plantes aromatiques.

Des hivers rigoureux, des forêts, des pâturages et une multitude de ruisseaux sont les attributs de cette région de Lozère. Des surnoms comme « Le pays des sources » ou encore « Le château d’eau du Massif Central »  caractérisent ce coin d'Occitanie.

La Margeride est une terre sauvage qui invite à se poser, respirer et profiter du moment présent. Ici, la nature fait l’objet d’une attention toute particulière. Certains animaux aussi, comme par exemple, à Sainte-Eulalie, où le bien-être des bisons d’Europe est une priorité. Ces mastodontes bénéficient d’un espace préservé, dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’espèce. Pourtant, dans le pays, l’animal n’a pas toujours été tendre avec l’homme. Et particulièrement, un, dont les histoires font encore trembler dans les chaumières…

La bête du Gévaudan

A la nuit tombée, chez Pierre Lazier, un passionné des lieux, Sophie s'installe dans un des fauteuils du salon. A la lueur de la bougie, pour recréer l’ambiance d'époque, soit le XVIIIème siècle, lorsque un animal immonde terrorisait le Gévaudan.

Mais qui était donc cette tristement célèbre et légendaire « Bête du Gévaudan » qui a fait couler tant de sang, mais aussi beaucoup d’encre ?

Cela se passe dans les années 1760. Un animal s'attaque aux villageois sans défense, et particulièrement aux enfants. « Ce qui était complètement inhabituel à l’époque » précise Pierre à Sophie. Est-ce un loup ? Pas si sûr, d’après les témoignages de rescapés et les enquêtes supposées. L'animal agit-il seul ? Ou est-il guidé par la main de l’homme ? Tant de questions restées sans réponse « Les premières descriptions qui sont faites de la bête évoquent une hyène, une panthère, un produit de croisement entre un ours et une louve » raconte Pierre à Sophie, toute ouïe.

On lui prête le cri d’un âne qui brait, un poil très puant qui rebute les chiens, des parties qui tiennent de l’ours et un museau de cochon. 

Pierre Lazier, un amoureux du pays.

Des zones d’ombre qui nourrissent tant d’histoires, devenues de véritables mythes et légendes. D'autant plus qu'à l'époque dans un pays comme la Margeride, profondément rural et isolé du reste du monde, les croyances et superstitions vont bon train.

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Bastien et sa philosophie de vie

Du côté du lac de Charpal, sur le plateau du Roy, à 1329 m d’altitude, Sophie retrouve Bastien pour s'initier à la pêche. Une activité qui, pour le jeune homme de 26 ans, est plus qu’une passion, mais une véritable philosophie de vie.

Un bac en aquaculture, un BTS en gestion et protection de la nature et un diplôme de pêche en poche, Bastien vient de prendre la décision de se consacrer entièrement à sa passion et d'en faire son métier : moniteur et guide de pêche. Très motivé pour transmettre ses connaissances et son savoir-faire, le jeune pêcheur offre en bonus à ces stagiaires, une dimension spirituelle à sa démarche : « La société nous impose un rythme de vie tellement stressant et rapide, le fait de pêcher nous ramène à l’instant présent. C'est ce que je veux inculquer dans mes guidages de pêche ».

Du côté du lac, le brochet, lui, peut se la couler douce. Car, ici, il est une espèce protégé. Le lac de Charpal est géré en No-kill. Ce qui signifie que la pêche est soumise à une réglementation toute particulière. Et tout brochet pris dans les filets, doit être remis à l’eau, vivant et dans son milieu naturel. Bastien et Sophie se dirigent en bateau électrique vers le milieu du lac, espérant que le précieux poisson averti, soit aujourd’hui, disposé à se montrer…

Le jardin de Pauline

Pauline Robert est une amoureuse de la nature et de la flore sauvage. Au hameau du Marlet, sur les hauteurs de Saint-Alban sur Limagnole, elle cultive des plantes aromatiques et médicinales. Webdesigner de métier, Pauline décide un jour de changer de métier, pour investir la nature à plein temps :

Le ras-le-bol d’être toujours devant un ordinateur (…). Aujourd’hui, j’ai les mains dans la terre et je me régale ».

Pauline Robert, cultivatrice de plantes aromatiques.

Mélisse officinale, arnica, menthe, ou encore sarriette de montagne : Pauline transforme ses plantes en sirops, tisanes ou cosmétiques. Elle cultive à la main, une quinzaine de variété de plantes sur une exploitation de 5000 m².

Après la récolte, Sophie et Pauline se dirigent vers le séchoir, où les fleurs (ou feuilles) sont triées, puis placées sur des cadres de bois. Un lieu spécialement conçu à l’abri du soleil, pour que les plantes conservent toutes leurs belles couleurs et leurs précieuses propriétés, avant de passer à l'ultime étape : la mise en poche.

Ô la belle vie" en Margeride.
Emission présentée par Sophie Jovillard. Réalisée par Flo Laval. Une coproduction France 3 Occitanie/Grand Angle Productions.

Diffusion le dimanche 19 septembre 2021, à 12h55

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