Montpellier, Perpignan, Alès : manifestations pour l'emploi et l'amélioration des conditions de travail

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Écrit par Valérie Luxey

La CGT, la FSU et des organisations de jeunesses appellent ce 4 février à une journée interprofessionnelle de mobilisation pour la défense de l'emploi, des services publics et des conditions de travail alors que la crise économique liée à la pandémie de Covid-19 continue de faire des ravages.

Ce jeudi 4 février, plusieurs centaines de personnes ont défilé dans différentes villes de la région, notamment à Montpellier, Perpignan ou encore Alès à l'appel de la CGT, de la FSU, Solidaires et d'organisations de jeunesse. Cette journée de mobilisation interprofessionnelle avait pour but de défendre l'emploi, les conditions de travail et le services publics alors que la crise économique liée à la pandémie de Covid-19 se poursuit.

Des demandeurs d'emplois désespérés

A Perpignan, Marie-Christine Coppola, conseillère Pôle Emploi, est venue à titre professionnel et personnel, à la fois pour protester contre la privation des libertés individuelles induite par la crise sanitaire et pour dire son inquiétude face à la situation économique :

Il y a de plus en plus de problématiques financières dues aux pertes d'emploi ces derniers temps et on sent que les gens sont désespérés. On ressent davantage d'agressivité, de stress. (...) Mais comme on est en télétravail, on ne répond que par téléphone ou en visioconférence, on ne voit plus les demandeurs en face à face. C'est compliqué car le contact n'est pas le même.

Marie-Christine Coppola, conseillère Pôle Emploi des Pyrénées-Orientales

 

Des postes menacés à Alès

A Alès, des salariés de l'entreprise Crouzet étaient présents dans le cortège. Ils ont appris avec stupeur, fin 2020, le projet de fermeture du site gardois de l'entreprise aéronautique, vieux de 50 ans. 64 postes sont menacés. 250 personnes (les employés de Crouzet, les syndicats et des salariés solidaires des entreprises situées autour du site) ont défilé dans la zone industrielle de la commune.

Des étudiants dans le cortège montpelliérain

A Montpellier, des étudiants précarisés et isolés par les restrictions sanitaires ont défilé aux côtés des autres manifestants. On comptait aussi des représentants du laboratoire pharmaceutique Sanofi, dont le vaccin anti-covid a pris du retard et qui vient d'annoncer la suppression de 1700 emplois en Europe, dont 55 à Montpellier.