Jacques Rançon, le tueur de la gare de Perpignan, jugé en appel à Laon pour le meurtre d’une jeune femme en 1986

Isabelle Mesnage, une jeune informaticienne de 20 ans partie en randonnée, avait été retrouvée morte le 3 juillet 1986 près d'Amiens. Reconnu coupable du meurtre en première instance, Jacques Rançon avait été condamné à 30 ans de réclusion.

Le procès de Jacques Rançon, surnommé "le tueur de la gare de Perpignan", s'est ouvert ce lundi 20 juin devant la cour d'assises de Laon dans l'Aisne pour le viol et le meurtre en 1986 d'Isabelle Mesnage, une jeune informaticienne de 20 ans partie en randonnée et retrouvée morte le 3 juillet 1986 près d'Amiens.

Perpétuité

Jacques Rançon a déjà été condamné en 2018 à la réclusion à perpétuité pour les viols et meurtres de deux femmes Moktaria Chaïb et Marie-Hélène Gonzales en décembre 1997 et juin 1998 à Perpignan. Une peine assortie de 22 ans de sûreté. L'ancien cariste de 62 ans qui n'est donc pas près de sortir de prison, sera jugé de nouveau. Il avait nié en première instance à Amiens avoir tué la jeune femme. "C'est pas moi qui ai assassiné mademoiselle Mesnage", avait-il déclaré à l'ouverture de son procès en juin 2021.

Des similitudes avec les meurtres de Perpignan

L'enquête avait piétiné avant d'aboutir à un non-lieu en 1992. Elle avait été relancée en 2017 quand une avocate, Corinne Herrmann, spécialiste des affaires non élucidées, avait fait le lien entre Jacques Rançon, alors mis en cause pour les meurtres de Perpignan après l'identification de son ADN, et la mort d'Isabelle Mesnage. Une nouvelle autopsie avait confirmé de fortes similitudes avec le mode opératoire de Jacques Rançon.

Il avoue et se rétracte

En garde à vue, Jacques Rançon a avoué, à sa septième audition, puis devant le juge d'instruction, avoir violé et tué Isabelle Mesnage, expliquant avoir mutilé le corps pour qu'aucune trace de lui ne soit retrouvée. Mais il s'était ensuite rétracté dans un courrier, disant avoir subi des pressions des enquêteurs, et maintenu cette position jusqu'à la fin de l'information judiciaire. Deux jours seulement après le verdict de première instance, il avait décidé de faire appel. Deux jours après le verdict, il interjetait appel. "Il est très déterminé à prouver son innocence", avait alors déclaré son avocat Me Xavier Capelet. 

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