Perpignan : les habitants du Bas-Vernet se mobilisent pour mettre fin à l'abandon de leur quartier

Près de 150 personnes ont défilé dans la rue ce mercredi 29 janvier dans le quartier du Bas-Vernet à Perpignan. Leur objectif : dénoncer un abandon du quartier qui mène à la délinquance des jeunes. Cela fait suite à un évènement survenu le 17 janvier, lorsque deux personnes ont tiré sur une école.
Mercredi 29 janvier, une centaine de personnes a marché dans la rue pour dénoncer l'abandon du quartier du Bas-Vernet à Perpignan.
Mercredi 29 janvier, une centaine de personnes a marché dans la rue pour dénoncer l'abandon du quartier du Bas-Vernet à Perpignan. © Joan Lopez / France Télévisions
Leurs demandes sont claires. Les habitants du Bas-Vernet à Perpignan souhaitent qu'il y ait des éducateurs spécialisés et un bureau de police plus proche pour prévenir et contenir la délinquance qui met en péril la sécurité et la tranquillité du quartier. Ils étaient environ 150 à défiler ce mercredi 29 janvier dans la rue pour faire entendre ce message.

"On souhaite qu'il y ait une antenne Pôle emploi, une mission locale et des éducateurs spécialisés pour les jeunes du quartier", déclare Zahïra Naïche, membre du conseil citoyen du Bas-Vernet et parent déléguée à l'école Victor Duruy. 

Nous nous sentons abandonnés et délaissés par les services publics.

 

Une mobilisation après les coups de feu sur l'école

Cette marche citoyenne se déroule une dizaine de jours après un événement qui a secoué le quartier. Le 17 janvier dernier, l'école primaire a été la cible de rafale d'une arme automatique. Elle se trouvait sur le chemin d'une course poursuite. Aucun enfant n'a été blessé mais une cellule psychologique a été ouverte. 

Zahïra Naïche est rassurée que l'école Duruy ait été sécurisée. "On a obtenu des ralentisseurs devant l'école, des panneaux signalétiques, un concierge et des serrures dans les classes", précise-t-elle. Toutefois, elle s'indigne devant les efforts que les citoyens ont dû fournir pour ces premiers pas vers une meilleure sécurité.

On aurait pas eu à demander tout ça. Il a fallu qu'on tape des pieds et des mains pour faire bouger les choses.

Les habitants du quariter semblent tous d'accord pour dire que la délinquance des jeunes est provoquée par l'abandon de ce quartier où il n'y a plus de commerces de proximité, de police et de prise en charge des jeunes. Ils espèrent se faire entendre et voir leur quartier revivre. 



 

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