Disparition d'Amandine Estrabaud : depuis 5 ans, le mystère reste entier

Amandine Estrabaud était âgée de 30 ans lors de sa disparition. / © Serge Boulbès Maxppp
Amandine Estrabaud était âgée de 30 ans lors de sa disparition. / © Serge Boulbès Maxppp

Amandine Estabaud, une jeune femme de 30 ans a disparu depuis le 18 juin 2013 de Roquecourbe dans le Tarn. Depuis deux ans, un homme, Guerric Jehanno est en détention soupçonné de meurtre et de viol. Il a toujours nié. 

Par Michel Pech

Juin 2013, une disparition inquiétante
Le 18 juin 2013, la jeune femme quitte le lycée, rentre en stop dans le village de Roquecourbe où elle réside. On ne l'a plus revue depuis.
Très vite, les enquêteurs soupçonnent une disparition inquiétante. En effet, le jour même, ils trouvent la porte de la maison laissée grande ouverte, des traces de véhicules, une boucle d'oreille et des chaussures appartenant à la jeune femme, à proximité de son domicile. L'enquête s'oriente alors vers un enlèvement.

Les recherches continuent, parents et amis se mobilisent
Durant plusieurs semaines, les enquêteurs mobilisent tous les moyens disponibles pour retrouver la jeune femme : hélicoptères, intervention de l'armée, plongeurs, rien n'y fait, aucune trace d'Amandine.
Le 27 juillet, parents et amis organisent une marche de l'espoir. Plus de 700 personnes y participeront.

Juillet 2013, la justice évoque "enlèvement et séquestration
Début juillet, une information judiciaire est ouverte pour "enlèvement et séquestration".

En juin 2014, un homme est placé en garde à vue puis est relaché
Les enquêteurs ne disposant d'aucun élement probant relachent l'homme, un ami du frère de la disparue, avant la fin de la garde à vue.

En avril 2016, le même homme est écroué
L'homme placé en garde à vue en 2014 est à nouveau interpellé, placé en garde à vue puis mis en examen et écroué. Il s'agit de Guerric Jehanno. Il vit chez sa mère à Roquecourbe, connaissait Amandine, travaillait comme maçon sur un chantier à côté du domicile d'Amandine. Des cheveux ressemblant à ceux de la jeune fille sont retrouvés dans sa voiture. Une analyse de l'ADN ne confirme rien.
Aucune preuve irréfutable n'est apportée mais les propos incohérents du suspect le desservent. Il nie catégoriquement, clame son innocence, son avocat demande sa remise en liberté. 

Avril 2016, maintien en détention
La justice répond par la négative à la demande de l'avocat de Jehanno qui reste sous les verrous. il est détenu à la maison d'arrêt de Seysses près de Toulouse. 

Juin 2016, Guerric Jehanno  est mis en examen pour  "viol et meurtre"
C'est un pas supplémentaire accompli par la justice dans l'affaire. "Enlèvement et séquestration" deviennent "viol et meurtre". Durant sa détention, il aurait fait des confidences à un co-détenu au sujet de la disparition. Il aurait même dessiné un plan du lieu où il aurait dissimulé le corps de la jeune fille, une forêt dans le Sidobre.
Les gendarmes fouillent le secteur du lieu-dit La Favier à Lacrouzette mais ces recherches restent infructueuses.

Janvier 2018 : nouvelles confessions à des co-détenus 
Guerric Jehanno aurait raconté les circonstances du meurtre à deux voisins de cellule mais les révélations de ces deux prisonniers restent sujettes à caution. 
Les juges décident de prolonger la détention du suspect.






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