Tarn : l'élevage de porcs dénonçé par L214 à nouveau contrôlé

Publié le Mis à jour le
Écrit par Cécile Frechinos .

Le 11 avril dernier, l'association L214 diffusait des images chocs dans un élevage porcin du Tarn. Les services de l'Etat avait mis en demeure l'éleveur à la suite de ces révélations. Un nouveau contrôle vient d'être effectué et révèle des améliorations des conditions de vie des animaux. 

Des cochons blessés, des bâtiments insalubres, des conditions d'hygiène déplorables : voilà ce que l'on pouvait voir sur les images tournées dans un élevage porcin du Tarn, par l'association de protection animale L214. 



Un vidéo qui avait été accompagnée par un signalement auprès de la DDCSPP (Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations). 



Les services vétérinaires  avaient alors procédé à l'euthanasie de 11 animaux blessés ou malades sur les 1300 que compte l'élevage, et avaient mis en demeure l'exploitant pour procéder à des mesures d'amélioration des conditions de vie à court terme. 



Jeudi, deux inspecteurs ont donc procédé à un nouveau contrôle en présence du gérant. Voici leur rapport. 



Soins et isolement des animaux blessés ou malades : tous les animaux devant faire l’objet d’isolement et de soins vétérinaires ont été pris en charge en 48 heures. L’enregistrement des traitements médicamenteux est systématique et formalisé. Le suivi par le vétérinaire spécialisé dans cette production est renforcé.



Paramètres d’ambiance : la diminution de la densité animale (désormais moins de 900 animaux) a un effet notable sur la qualité de l’air (humidité, odeurs, température). Le niveau de luminosité a été amélioré par l’augmentation du nombre de lampes et l’usage de la lumière blanche. Un plan de lutte contre les rongeurs est en cours de formalisation.



•  Propreté des animaux : les sols sont désormais raclés quotidiennement. La propreté des animaux a ainsi été notoirement améliorée.



Dispositifs relatifs au bien-être animal : des matériaux manipulables adaptés (morceaux de bois suspendus que les animaux peuvent mordiller) ont été installés dans les cases des cochons afin que les animaux puissent exprimer leur comportement naturel et éviter ainsi les attitudes agressives entre eux. Aucune lésion ou griffure n’a d’ailleurs été relevée.





Ces constats d’amélioration ont permis de lever la mise en demeure concernant les mesures correctives exigées à court terme.



L’exploitant est toujours en demeure de produire, pour le 17 mai 2018, un plan d’amélioration des conditions sanitaires et techniques d’exploitation des trois bâtiments qui devra être validé par la DDCSPP.





Une équipe de France 3 Midi-Pyrénées s'était rendu à l'élevage porcin incriminé, voici leur reportage. 

 

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