• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

Tarn : tensions à Sivens deux ans après la mort de Rémi Fraisse

Les opposants se sont rassemblés en cercle sur le lieu où Rémi Fraisse a trouvé la mort. / © Eric Cabanis/AFP
Les opposants se sont rassemblés en cercle sur le lieu où Rémi Fraisse a trouvé la mort. / © Eric Cabanis/AFP

Des tensions ont opposé dimanche à Sivens (Tarn) des agriculteurs défendant le projet de barrage et des opposants venus se recueillir sur le site près de deux ans après la mort du jeune militant écologiste Rémi Fraisse.

Par Marie Martin (avec AFP)

Après avoir pique-niqué à la mi-journée, environ 75 opposants ont pris un chemin goudronné au milieu de la forêt pour rejoindre l'ex-Zad, où devait être installé le barrage contesté.
Une trentaine de pro-barrage, essentiellement des agriculteurs, les attendaient en bas du chemin pour leur bloquer l'accès. La tension est rapidement montée, avec des éclats de voix et des empoignades.
Une dizaine de gendarmes sont intervenus pour séparer les deux camps.

Les opposants se sont ensuite rendus en milieu d'après-midi sur la lande qui aurait dû accueillir le barrage et se sont rassemblés en cercle sur le lieu où Rémi Fraisse a trouvé la mort.
A quelques dizaines de mètres d'eux, les pro-barrage étaient réunis derrière un tracteur. Une dizaine de gendarmes étaient postés à proximité.

Rémi Fraisse est décédé le 26 octobre 2014 dans l'explosion d'une grenade de la gendarmerie, lors d'affrontements sur le chantier du barrage.
Sa mort avait entraîné la suspension du projet.
Le site de Sivens avait été occupé à partir d'octobre 2013 par de nombreux zadistes opposés à la construction, devenant ce que la presse a appelé le nouveau Notre-Dame-des-Landes, en référence à la Zad créée pour s'opposer au projet d'aéroport près de Nantes.
Les occupants de Sivens avaient été évacués par les forces de l'ordre le 6 mars 2015.

Le tribunal administratif de Toulouse a annulé l'été dernier la déclaration d'utilité publique (DUP) du barrage, l'autorisation de défrichement et la dérogation à la loi sur les espèces protégées (la zone humide de Sivens en comportait une centaine).
Le "surdimensionnement" du projet, ainsi que son "coût élevé" et ses "atteintes graves" à l'environnement "excèdent l'intérêt de l'opération", avait estimé le tribunal.

Deux autres manifestations à la mémoire de Rémi Fraisse sont prévues à Toulouse, mercredi 26 ocotbre. La première, une marche entre l'arche Marengo et les allées François-Verdier, est prévue à 16h30. La seconde, une marche également, devrait démarrer à 18h30 du monument aux morts, pour se diriger vers le Capitole.

A lire aussi

Sur le même sujet

Le CHU de Montpellier rappelle les consignes de prudence

Les + Lus