Des agriculteurs bourguignons en colère manifestent à Paris

A l'occasion d'une mobilisation nationale, les agriculteurs vont sortir leurs tracteurs pour manifester leur colère. / © Jean-François Fernandez/MaxPPP
A l'occasion d'une mobilisation nationale, les agriculteurs vont sortir leurs tracteurs pour manifester leur colère. / © Jean-François Fernandez/MaxPPP

Des centaines d’agriculteurs de six régions ont convergé dès 6 heures mercredi 27 novembre 2019 vers Paris à l’appel des syndicats FNSEA et Jeunes Agriculteurs. Ils protestent contre les prix bas. Plus d'un millier de tracteurs a fait le déplacement.

Par Armandine Castillon

Nouvelle journée nationale de colère des agriculteurs mercredi 27 novembre 2019. Ils se sont rendus dans la capitale pour manifester leur désarroi face aux difficultés économiques qu’ils rencontrent. Des agriculteurs de Bourgogne-Franche-Comté mais aussi du Grand-Est, du Centre-Val-de-Loire, de Normandie, des Hauts-de-France et d’Ile-de-France ont bloqué les accès à Paris dès l’aube avec des tracteurs. 

Des opérations escargots à Paris

Ils devaient se réunir sur l’avenue Foch, où les forces de l’ordre les attendaient. Ils ont finalement mis en place des opérations escargots sur le périphérique. Ils ont bloqué le périphérique durant toute la journée, en attendant d'être
reçus par des représentants de l'Elysée en fin d'après-midi.

Environ 200 autres agriculteurs, dont des Bourguignons, se sont rendus à pied ou en voiture aux Champs-Elysées en fin de matinée afin de bloquer l'avenue. Ils ont déversé du foin devant le restaurant Le Fouquet’s. Ils ont par la suite été repoussé avenue George V.

Ce soir, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert a demandé aux agriculteurs mobilisés de "suspendre le mouvement", suite à une rendez-vous avec le minsitre de l'Agriculture et des conseillers de l'Elysée. Le syndicat ainsi que celui des Jeunes Agriculteurs rencontreront Edouard Philippe et ses conseillers mardi 3 décembre à 9h30.

De multiples griefs

La mobilisation concerne “les traités de libre-échange, les mesures réglementaires franco-françaises qui plombent la performance des exploitations, les importations distorsives, la loi Egalim [loi Agriculture et Alimentation, ndlr] qui n’est pas appliquée dans son intégralité…”

Deux actions syndicales avaient déjà eu lieu les 8 et 22 octobre derniers, durant lesquelles les agriculteurs s’étaient rassemblés devant les préfectures de la France entière. Ils avaient déjà fait part de leurs difficultés à exercer, notamment financièrement, et avaient là encore interpellé le chef de l’Etat par “Macron, réponds-nous !”


Un reportage au Mont-Saint-Sulpice (Yonne) de Baziz Djaouti, Yoann Etienne et Florentin Nogara :

Intervenants :
Gilles Gaillot, agriculteur
Raphaël Gaillot, agriculteur
 


 

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