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CARTE. Non aux pesticides, oui aux coquelicots : où se rassembler ce vendredi 5 octobre ?

© Christian Watier - maxPPP
© Christian Watier - maxPPP

Plus de 400 rassemblements sont prévus en France. Besançon, Belfort, Dijon mais aussi des petites communes vont participer à l'appel des coquelicots. 

Par Sophie Courageot

"Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée, le tiers des oiseaux a disparu en quinze ans, la moitié des papillons en 20 ans, les abeilles et les pollinisateurs meurent... Non, nous ne voulons plus, à aucun prix. Nous exigeons protection. Nous exigeons de nos gouvernants l'interdiction de tous les pesticides".

Voilà l'appel lancé par le collectif des coquelicots. Partout en France, en Franche-Comté, en Bourgogne, en Bretagne, des rassemblements sont prévus ce vendredi 5 octobre à 18h30 devant les mairies de centaines de communes.
A Besançon, le rassemblement se fera place du 8 septembre. A Dijon, rendez-vous place de la libération. 

L'idée est d'organiser ensuite des rassemblements "le premier vendredi de chaque mois à 18H30 devant les mairies ou sur les places principales des villes et villages"

 

La carte des rassemblement de l'appel des coquelicots 


Comment est né ce mouvement des coquelicots ? 

Une centaine d'activistes et de simples citoyens réclament l'interdiction de "tous les pesticides" de synthèse Ils ont lancé début septembre cet "appel des coquelicots", ouvert aux signatures dans un Charlie Hebdo spécial pesticides.
Le journaliste spécialiste des questions environnementales Fabrice Nicolino, grièvement blessé lors de l'attaque jihadiste contre Charlie Hebdo en 2015,  est à l'origine de l'appel, signé notamment par la chanteuse Emily Loizeau et de nombreux anonymes.

"On ne veut plus des discussions sur la dangerosité des pesticides, ça a épuisé une génération et ça ne sert à rien. Une société démocratique a le droit de dire ce qu'elle veut ou ne veut plus", ajoute le président de ce "Mouvement des coquelicots".

Dans le numéro spécial publié par le journal Charlie Hebdo, une quinzaine de membres de la rédaction a soumis quelques cheveux à analyse. Selon Fabrice Nicolino, le laboratoire missionné a décelé entre 34 et 50 substances toxiques (sur 140 recherchées) telles que du lindane, un insecticide interdit en France depuis 1998, ainsi que des bisphénols.

Les porteurs de l'appel espèrent recueillir en deux ans cinq millions de soutiens en France.
    

 

© Appel des coquelicots
© Appel des coquelicots


Nous voulons des coquelicots 

Voici le texte de l'appel des 100 pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse
"Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.
Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde ! Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.
Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes."


► Signer l'appel des coquelicots 

 

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