Chalon-sur-Saône : l’adolescent au marteau condamné à 10 ans de prison

Après trois semaines des débats à la cour d’Assises pour mineurs de Saône-et-Loire, l’adolescent au marteau a été reconnu coupable ce jeudi 20 mai des agressions commises à Chalon-sur-Saône et Dijon. Il est condamné à 10 ans de prison avec injonction de soins.

Le jeune homme n'a pas réagi à l'annonce de sa condamnation.
Le jeune homme n'a pas réagi à l'annonce de sa condamnation. © Gaël Simon / France Télévisions

La cour d’Assises des mineurs de Saône-et-Loire a suivi les réquisitions de l’avocate générale. Ce jeudi 20 mai, l’adolescent au marteau a été condamné à 10 ans d’emprisonnement pour les agressions et violences qu’il a commises à Dijon (Côte-d’Or) et Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) entre le 15 septembre 2017 et le 26 janvier 2018.

Les jurés populaires ont retenu l’excuse de la minorité pour le jeune homme qui était âgé de 17 ans au moment des faits. Pour rappel, il risquait jusqu’à 30 ans d’emprisonnement pour "tentative d'homicide, vol à main armée, dégradation par incendie, violence avec arme, menaces de mort et provocation à la haine et à la discrimination".

La tentative d'homicides reconnue

Après trois semaines de débats entre le 3 et le 20 mai, la cour d’Assises a estimé que les intentions d’homicide, notamment sur les deux premières femmes qu’il a attaquées au marteau à Chalon le 15 septembre 2017, sont avérées.

Au-delà de sa peine d’emprisonnement, le jeune homme est également soumis à un suivi socio-judiciaire et a reçu l’injonction de se soigner. L’altération du discernement au moment des faits a été reconnue par les jurés populaires.

300 euros de contravation pour incitation à la haine

Enfin, celui qui est aujourd’hui âgé de 20 ans devra s’acquitter d’une contravention de 300 euros pour "incitation à la haine non-publique". Durant son parcours criminel, l’adolescent s’est présenté comme un commando d’ultra-droite commettant ces actes pour lutter contre "l’islamisation de la France".

Au moment de l’annonce du verdict, le jeune homme n’a affiché aucune réaction. Il n’a pas encore annoncé s’il allait faire appel ou demander à être placé en liberté conditionnelle.

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