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Consommation : pourquoi les fruits et légumes sont-ils si chers cet été ?

Un étal de fruits et légumes. Appétissants mais de plus en plus chers ? / © PHILIP LEE HARVEY / CULTURA CREATIVE / AFP
Un étal de fruits et légumes. Appétissants mais de plus en plus chers ? / © PHILIP LEE HARVEY / CULTURA CREATIVE / AFP

Les prix des fruits et légumes atteignent des records cet été. Le prix moyen d'un kilo de fruits a augmenté de 18% par rapport à l’an dernier, révèle l’association de consommateurs Familles de France. Pour les légumes, la hausse est de 10%.

Par avec AFP

Pourquoi les prix flambent-ils ?

L’association Familles de France a présenté son étude annuelle mardi 23 août 2016.
"Après deux années de relative stabilité, 2016 marque une rupture (...) et est l'année de tous les records. Depuis la création de l'observatoire, il y a neuf ans, les prix n'ont jamais été aussi élevés", déclare Dominique Marmier, président de Familles de France.

Par rapport à l'an dernier, le prix moyen d'un kilo de fruits a augmenté de 18% et "la plus forte hausse annuelle que nous ayons observée" atteint 4,10 euros. Pour les légumes, la hausse est de 10%. En 10 ans, les tarifs des fruits ont ainsi grimpé de 24,9% et ceux des légumes de 15%, alors que dans le même temps, l'inflation (c'est-à-dire la hausse générale des prix, toutes catégories confondues) n'était que de 11,5%, remarque Familles Rurales.

Cette année, "les mauvaises conditions météorologiques expliquent en partie ces prix records", le printemps pluvieux ayant détérioré les récoltes, créant des problèmes d'approvisionnement en France mais aussi en Espagne, ce qui a mécaniquement fait grimper les tarifs, précise Dominique Marmier.

Quel développement pour l'agriculture biologique dans les années à venir ?
Quel développement pour l'agriculture biologique dans les années à venir ?


Quelles sont les plus fortes hausses constatées ?

Parmi les plus fortes hausses, on trouve notamment : la pomme de terre (+36,9%, à 1,78 euro/kg), la fraise (+36,6%, à 7,72 euro/kg) et les melons (+17,7%, à 2,46 euro/kg). "Tout augmente à l'exception des tomates et des carottes", en baisse respectivement de 4,9% et 4,4%.

Certaines hausses sont à relativiser, dans la mesure où elles font suite à des baisses les années précédentes, comme par exemple pour la pomme de terre. Mais d'autres produits subissent une inflation importante et continue, à l'instar des cerises dont les étiquettes ont pris 40% sur les deux dernières années.

Les tarifs des fruits et légumes bios, dont la production est plus fortement soumise aux aléas climatiques, ont également flambé, progressant de 21% pour les fruits (6,95 euro/kg), et de 4,1% pour les légumes (4,1 euro/kg). Les écarts avec les fruits et légumes "conventionnels" se sont ainsi à nouveau creusés, atteignant leur niveau le plus important depuis 2007. Les fruits bio sont aujourd'hui en moyenne 70% plus chers que ceux issus de l'agriculture traditionnelle. Pour les légumes, l'écart atteint les 78%.

Cette flambée des étiquettes rend aujourd'hui certains fruits et légumes quasiment inaccessibles aux ménages les plus modestes, alerte Familles Rurales.
"Nous espérons que la hausse des tarifs de cet été bénéficiera aux producteurs, mais on ne peut totalement le garantir car on constate parfois une certaine opacité dans la formation des prix", note l’association.

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