4 conseils pour contrer le moustique-tigre, en très forte expansion en Bourgogne-Franche-Comté

L’Agence Régionale de Santé de Bourgogne-Franche-Comté alerte sur la prolifération du moustique-tigre. L'insecte est une "priorité de santé publique" dans la région. On vous donne quatre conseils pour contrer cet insecte.

L'humidité, le soleil, et une chaleur relative : ce cocktail explosif permet aux moustiques-tigres de se développer. Ce jeudi 2 mai, l'Agence Régionale de Santé de Bourgogne-Franche-Comté a alerté sur la prolifération de l'insecte.

L'ARS le considère comme une "priorité de santé publique". En effet, le nombre de nouvelles communes colonisées dans la région est passé de quatre en 2021 à 67 en 2023. La Saône-et-Loire est le département le plus touché par ce phénomène en BFC : trente villes et villages ont été colonisés l'année dernière.

Le moustique-tigre est vecteur de maladies comme la dengue, le chikungunya ou la Zika. Une cinquantaine de cas d'arbiviroses, maladies virales transmises par piqûre de moustiques, ont d'ailleurs été recensés en Bourgogne-Franche-Comté l'an passé.

Repérage, élimination... On vous donne quatre conseils pour contrer le moustique-tigre

Comment le repérer ?

Plusieurs particularités distinguent l'Aedes albopictus (nom latin du moustique-tigre) de ses autres compères. D'abord, son apparence : des rayures noires et blanches recouvrent son corps et ses pattes. Une longue ligne blanche traverse son thorax.

Trois autres particularités sont également marquantes : il pique le jour, en particulier en début et en fin de journée, il est silencieux et il mesure, en moyenne, cinq millimètres. Il est donc généralement plus petit que ses compères, un avantage de taille pour proliférer.

Comment se développe le moustique-tigre ?

Durant l'hiver, il colonise des contenants artificiels de toutes formes, comme des coupelles de pots de fleurs ou des pneus usagés, pour trouver la zone où il pourra pondre. En moyenne, un moustique-tigre pond 150 œufs tous les douze jours, dans des endroits au contact de l'eau. Sur cette surface, les larves vont se développer : 10 jours leur suffisent pour prendre une forme adulte.

La femelle pond, en moyenne, cinq fois au cours de sa vie. Un moustique-tigre peut donc pondre jusqu'à 750 œufs : voilà pourquoi le moustique-tigre se développe autant.

Comment éviter sa propagation ?

Globalement, il faut supprimer tous les réservoirs d'eau stagnante. Pour cela, l'ARS appelle à couvrir hermétiquement les récupérateurs d'eau et à vider une fois par semaine les coupelles sous les pots de fleurs ou les gamelles des animaux de compagnie.

Vous devez également ranger ou jeter tous les objets abandonnés dans votre jardin. Une autre partie de cette routine doit être consacrée à l'entretien de vos piscines et des gouttières afin de faciliter l'écoulement des eaux.

Les collectivités ont aussi un rôle à jouer pour lutter contre la propagation intempestive du moustique-tigre : Fredon, l'organisme étatique expert dans la santé de l'environnement, a établi un plan d'action pour lutter contre l'insecte dans les espaces publics. Selon eux, la solution la plus efficace est "de supprimer les gîtes larvaires."

Pour ce faire, il faut repérer les endroits où les moustiques sont plus à même de pondre, puis, les nettoyer ou les boucher toutes les semaines afin d'éviter que les larves ne se développent.

Comment faire pour éviter de se faire piquer ?

S'il est installé, le moustique-tigre est difficile à déloger. Pour éviter au maximum les piqûres, l'ARS conseille aux citoyens de porter des vêtements "longs, amples et clairs" en extérieur. À l’intérieur, il est conseillé de mettre des moustiquaires sur les portes et les fenêtres laissées ouvertes, et d'utiliser un ventilateur, car l'aedes albopictus n'aime pas l'air brassé.

Enfin, si vous vous faites piquer, deux solutions : dans la majorité des cas, il suffit de nettoyer la plaie avec de l'eau, du savon et appliquer de la crème apaisante.

Si la réaction est plus importante, ou si vous ressentez des symptômes évocateurs d'une maladie virale, comme des maux de tête, de la fièvre ou des douleurs articulaires, n'hésitez pas à consulter un médecin.