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Cité de la gastronomie : réaction d'Alain Suguenot

Le député maire UMP de Beaune Alain Suguenot se dit surpris que sa ville n'ait pas été retenue et s'interroge sur les critères de choix.
Alain Suguenot
Alain Suguenot
Voici le texte du communiqué d'Alain Suguenot :

" Les ministres de l’Agriculture, de la Culture et de l’Agroalimentaire ont rendu leur décision sur le devenir de la Cité de la gastronomie.
Les villes les plus à même de représenter la gastronomie française, Lyon pour ses toques et Beaune pour son Vin, ont été mises sur la touche. C’est un choix très surprenant alors que ces deux villes emblématiques portent de véritables ambitions à l’échelle internationale.

Les ministres se sont dit « favorables à la constitution d’un réseau de Cités de la gastronomie », ce qui n’avait jamais été envisagé au préalable et qui ne figurait pas dans le cahier des charges. C’est donc une non décision mais aussi un changement de la règle du jeu. Il est vrai qu’il était difficile de choisir entre les sénateurs de la majorité.

Si le projet définitif doit se constituer autour d’un « réseau de villes », pourquoi la Ville de Beaune serait-elle exclue alors qu’elle est la seule parmi les candidates dotée d’une renommée mondiale viticole. Et ce, d’autant plus que ce réseau selon la conclusion du communiqué, « pourra être ultérieurement ouvert à d’autres villes représentatives de la diversité des régions de France ». Que cela signifie-t-il ? Qui va pouvoir rejoindre ce réseau ?Limoges ? Aubusson ? Strasbourg ? Caen ? Et finalement Beaune et Lyon ? Quel est ce statut de Lyon, évincée mais « non exclue », peut-être pour éviter le courroux d’un maire ?

Sur le fond, il est par ailleurs surprenant de découvrir que les quatre villes socialistes sont autorisées à représenter un dossier en avril et que Beaune soit la seule jugée « très difficilement réalisable ». En réalité, la Ville de Beaune, tout en étant la plus ouverte sur le monde, portait bien plus qu’un simple projet de réhabilitation du patrimoine, mais défendait l’ambition de tout un territoire, de ses savoir-faire et de ses productions quelque peu méprisées. Doit-on considérer que les petites villes n’ont pas droit de Cité(s) ? Alors même qu’elles sont les moins endettées et qu’elles avaient la surface financière pour mettre en place un tel projet.

La Cité de la gastronomie n’existe donc plus. C’est regrettable. Et c’est un camouflet pour les villes candidates, aucune d’entre-elles n’ayant étant véritablement choisie. Le non choix ne constitue pas une vraie politique et l’image internationale de notre pays est encore une nouvelle fois écornée."
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