Côte-d’Or : le bassin de la Boulouze recueille les eaux de pluie pour les agriculteurs

Le bassin de la Boulouze qui est implanté sur la commune de Fauverney, en Côte-d'Or, recueille les eaux pluviales qui servent notamment à irriguer huit exploitations agricoles. / © Marianne Picoche
Le bassin de la Boulouze qui est implanté sur la commune de Fauverney, en Côte-d'Or, recueille les eaux pluviales qui servent notamment à irriguer huit exploitations agricoles. / © Marianne Picoche

La communauté de communes de la Plaine dijonnaise, qui regroupe 25 communes, a mis en place un réservoir de 220 000 m3 d’eau. Les eaux pluviales ainsi recueillies servent à l’irrigation des terres et à l’alimentation d’un ruisseau.

Par B.L.


Comment le bassin de la Boulouze est-il alimenté ?

Il a fallu sept années pour que le bassin de la Boulouze voie le jour en mai 2015 sur le territoire de la commune de Fauverney, située à 13 kilomètres de Dijon.

Ce réservoir (qui s’étend sur 6 hectares) reçoit des eaux provenant de la ZAE (zone d’activité économique) de Boulouze :
  • il s’agit d’une part des eaux de ruissellement qui proviennent des toits et des parkings de la plate-forme FM Logistic de Fauverney. Cette structure voit passer chaque jour 200 camions qui sont chargés et déchargés pour le compte de l’entreprise Unilever, qui possède notamment les produits Amora-Maille. Avant d’arriver au réservoir de Boulouze, les eaux de ruissèlement de la plate-forme logistique passent par un bassin intermédiaire, où elles sont filtrées et déshuilées.
  • le réservoir accueille aussi des eaux de ruissellement provenant des autres entreprises de la zone d’activité économique.
Côte-d’Or : le bassin de la Boulouze à Fauverney

Reportage : Marianne Picoche et Daniel Waxin / Montage : Pascal Rondi / Intervenants :

  • Luc Joliet, vice-président de la communauté de communes de la Plaine de Dijon
  • Philippe Goulu, agriculteur au Gaec Goulu


A quoi servent les eaux recueillies dans le réservoir ?

Ces 220 000 m3 d’eau ont trois usages :
  • 140 000 m3 sont réservés à l’irrigation agricole, ce qui a permis de pallier en partie les effets de la sécheresse de cet été. On peut ainsi diminuer les prélèvements dans la nappe phréatique. La zone irriguée correspond à huit exploitations qui cultivent pommes de terre, oignons, soja, moutarde, céréales…
  • 60 000 m3 servent de soutien d'étiage du ruisseau du Champaison, qui alimente les étangs du Parc de Chassagne
  • 20 000 m3 recueillent les fortes pluies afin de sécuriser que la voie ferrée et l’autoroute voisines et éviter qu'elles soient inondées en cas d’intempéries.

Quel est le coût de ce réservoir ?

Les 25 communes de la communauté de communes de la Plaine Dijonnaise ont déboursé 2 millions d’euros pour financer le bassin de la Boulouze. La plate-forme FM Logistic a apporté une participation de 100 000 euros.

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