Des étudiants qui parcourent la France en tandem font la promotion du don du sang en Côte-d’Or

32 étudiants de l'école d'ingénieurs de Douai réalisent un Tour de France en tandem pour récolter des promesses de don du sang. Ce mardi 24 août, ils font escale à Viévigne en Côte-d'Or.

Ils parcourent la France en tandem pour la bonne cause. Depuis le 14 août dernier, 32 étudiants de l’école d’ingénieurs de Douai participent à un tour du pays à vélo pour récolter des promesses de don de sang. Ce mardi 24 août, ils s’arrêtent à Viévigne, en Côte-d’Or. Les pédaleurs solidaires devraient être présents dans la commune à partir de 20h00.

L’ensemble des étudiants volontaires, 16 de première année, 16 de seconde, sont regroupés dans l’association Eurotandem qui fête ses 30 ans en 2021. Chaque année, des groupes de jeunes de 21 à 23 ans partent donc à l’aventure pour promouvoir le don du sang. Une initiative organisée en partenariat avec l’Établissement français du sang (EFS).

"Il y a beaucoup de fierté à faire ça. Ce n’est pas toujours une tâche facile mais on rencontre vraiment des belles personnes. C’est vraiment satisfaisant d’être engagé dans une cause humanitaire", confie Elian Grandjouan, président du comité d’Eurotandem 2021 qui participe à l’opération pour la deuxième fois.

Le dispositif est mis en avant dans mon école. L’association promettait une action humanitaire. J’ai postulé car ça me semblait être une super initiative.

Elian Grandjouan, président du comité d’Eurotandem

L’étudiant de 22 ans imagine d’ailleurs continuer son action dans les milieux associatifs au-delà de cette première aventure avec Eurotandem : "C’est une expérience enrichissante humainement de vivre son premier engagement humanitaire. C’est une première étape et ça donne envie de faire autre chose pour la suite, de s’engager pour d’autres causes".

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6 000 kilomètres dont 1 500 en tandem

Au total, les étudiants parcourront 6 000 kilomètres, dont 1 500 en tandem à travers 15 villes de France. Chaque matin, ils se déplacent à vélo avant qu’une équipe de 7 à 9 personnes n’aille sur le terrain à la rencontre des populations pour récolter les promesses de don de sang. "S’ils acceptent, on récupère leurs coordonnées que l’on entre dans la base de données de l’EFS pour qu’ensuite ils soient prévenus lorsqu’un point de collecte est présent près de chez eux", détaille le jeune homme de 22 ans. Au total, les étudiants espèrent récolter près de 2 000 promesses de dons.

Chaque soir, les 32 étudiants sont hébergés dans des salles ou des gymnases trouvés par les amicales locales de don du sang et les communes visitées. "Les membres des amicales qui sont souvent des personnes à la retraite nous expliquent à quel point notre action est belle, que l’on fait quelque chose de bien alors qu’on est jeune. C’est à travers ce qu’ils nous disent qu’on se rend compte de ce que l’on fait", explique l’élève en ingénierie.

Des réserves en baisse pour l'EFS

L’action des étudiants est d’autant plus importante que ce sont 10 000 dons de sang dont a besoin l’EFS chaque jour pour répondre aux besoins médicaux. Mais en raison des restrictions sanitaires puis du déconfinemement, les réserves sont jugées trop basses en 2021.

En juin dernier, la structure expliquait que les stocks de sang disponibles atteignaient les 82 000 poches en France, alors que 110 000 poches sont nécessaires."Les réserves sont de plus en plus basses en France. Il y a un besoin particulier. De moins en moins de gens se déplacent pour donner du sang avec la crise sanitaire et le Covid", appuie Elian Grandjouan.

Après Viévigne et la Côte-d’Or, les étudiants prendront la route en direction de Strasbourg dès demain pour tenter de convaincre le plus de donateurs possible de participer à la mobilisation nationale pour l’EFS. Ensuite, les futurs ingénieurs se rendront à Metz en tandem avant de terminer leur périple ce 27 août en retournant à Douai.

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