Consommation : quatre astuces pour décrypter une étiquette alimentaire et être sûr de bien acheter

On sait désormais que bien se nourrir aide à rester en bonne santé et à mieux vieillir. Pour choisir de bons produits alimentaires, il faut bien lire les étiquettes, un exercice souvent difficile ! Aurélia Jourdan, nutritionniste, nous donne ses astuces pour s'y retrouver.

© Aurélia Jourdan
Si pendant longtemps, les consommateurs ont fait une confiance quasi aveugle aux produits qu’ils achetaient, aujourd’hui les choses ont bien changé.

Ils sont de plus en plus nombreux à penser que l’alimentation est la clé de voûte de la santé et qu’il faut donc veiller à ce que l’on mange. Désormais, les étiquettes alimentaires sont scrutées, étudiées, disséquées, même si il faut souvent se munir d’une loupe pour les lire et surtout apprendre à les décrypter.
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► Pour certains produits alimentaires, l’étiquette est obligatoire


L’étiquetage des denrées alimentaires préemballées est obligatoire. Cet étiquetage doit respecter la réglementation européenne qui prévoit l’information des consommateurs. Le but est de protéger la santé des acheteurs qui doivent pouvoir acheter leur alimentation en toute connaissance de cause. Ils doivent savoir si le produit acheté peut mettre en danger leur santé (présence éventuelle d’allergènes) et choisir leur équilibre alimentaire.
© Aurélia Jourdan

►Quels renseignements doivent apparaître sur les étiquettes ?


La réglementation européenne prévoit des mentions obligatoires concernant :

l’identité du produit (son nom, la liste des ingrédients utilisés pour fabriquer le produit, son pays d’origine…)

son bon usage (mode d’emploi, date limite de consommation).

les allégations nutritionnelles et de santé (nutriment, valeur énergétique). Elles nous donnent des informations sur l’apport en énergie et la quantité de nutriments présents dans le produit. En général, elles sont indiquées pour 100 grammes ou 100 ml mais parfois elles peuvent être données par portion (par exemple pour un biscuit).
Ces informations concernent l’apport calorique de l’aliment (mesuré en kilocalorie ou en kilojoule), ses niveaux de sucres, de graisses, de protéines, de fibres, de sel, etc. On y trouve même dans certains cas la quantité de micronutriments, comme les vitamines ou les minéraux.
 
Des astuces pour décrypter une étiquette alimentaire et être sûr de bien acheter


Aurélia Jourdan, nutritionniste, nous donne quatre astuces pour lire une étiquette alimentaire et bien choisir ce que l’on achète dans l’émission Ensemble c’est mieux, du jeudi 19 décembre 2019.
 

♦ 1 -Vérifier l’ordre des ingrédients


La première des astuces est de regarder l’ordre des ingrédients. Ils doivent être dans un ordre décroissant du plus important au plus faible. Le premier de la liste sera celui le plus utilisé. Donc lorsque qu’on achète une pâte à tartiner au chocolat et aux noisettes et que le premier ingrédient est le sucre, puis l’huile de palme, on peut se questionner sur la qualité nutritionnelle et gustative.

♦ 2 - Préférer les listes courtes


Une liste longue doit nous faire douter et on doit se poser la question suivante :

Est-ce de la nourriture ou une bombe chimique ?

Il s’agit souvent de produits alimentaires comprenant de nombreux additifs chimiques pas toujours bons pour la santé : exhausteurs de goût, colorants chimiques, antiagglomérants, acidifiants, épaississants. Des mentions qui doivent nous alerter.

Plus la liste des ingrédients est courte, plus le produit et naturel et mieux c’est !  
© Aurélia Jourdan
 

♦ 3 - Veiller à limiter la quantité de sucre


Pour Cécilia Jourdan :

Il ne faut plus regarder les calories mais la quantité de sucre car les industriels ont la mauvaise habitude de mettre du sucre partout.

Quand on décrypte une étiquette alimentaire, il faut absolument repérer le sucre, sachant que le sucre peut être caché derrière différents noms : saccharose, sirop de riz, sirop de maïs ou sirop de glucose-fructose …
Et pour connaître en un coup d’œil la quantité il faut se reporter à la ligne "dont sucre".
Selon l’OMS  organisation mondiale de la santé), l’idéal est de ne pas dépasser 25 grammes de sucres libres par jour, sachant qu’un morceau de sucre équivaut à 6 grammes de sucre, il faut être particulièrement vigilant et privilégier les produits ayant un indice glycémique faible.
© Aurélia Jourdan

♦ 4 - Se méfier des additifs alimentaires


Les additifs alimentaires sont des substances rajoutées au produit pour améliorer le goût, la texture ou la conservation. Certains additifs sont naturels et sans danger, mais d’autres sont chimiques et parfois pas très bons pour la santé. Alors, lorsqu’on voit apparaitre sur une étiquette un E suivi de tois chiffres, il faut ouvrir l'oeil.
© Pixabay
Cet intérêt pour la composition et la nature de notre alimentation, certains l’ont bien compris. Il existe des applications internet gratuites qui aident les consommateurs dans ce véritable parcours du combattant qui est de faire ses courses. Ces applications détaillent la composition de chaque produit.
Quelle que soit l’application que l’on choisisse (Yuka, Open Food Facts, Scan Eat…), le principe est toujours le même. Il suffit de  scanner le code barre pour connaître les informations concernant un  produit et découvrir, parfois, qu’un produit est plus nocif que ce que l’on pensait.
 
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