Coronavirus Covid-19 : les travaux publics à l'arrêt en Bourgogne-Franche-Comté

Le secteur des travaux publics emploie près de 9400 salariés en Bourgogne - Franche-Comté. / © France 3 Bourgogne
Le secteur des travaux publics emploie près de 9400 salariés en Bourgogne - Franche-Comté. / © France 3 Bourgogne

Dans une interview accordée à France 3 Bourgogne, Vincent Martin, président de la Fédération Régionale Bourgogne-Franche-Comté de travaux publics, et lui-même chef d'enteprise, explique la situation du secteur durant la période de confinement.

Par F.L.

La période de confinement va avoir des conséquences sur l'économie, et dans le domaine des travaux publics, où la trésorerie ne permet pas de tenir sans rentrées d'argent. 
Mais au départ, "un coup de gueule" de la Fédération Nationale de Travaux Publics le 19 mars, demandant l'arrêt immédiat des chantiers en cours pour la période de confinement :
"Il est de notre responsabilité collective de limiter au maximum les risques de propagation du coronavirus et de trouver avec le Gouvernement des solutions pour protéger la santé des salariés " disait la Fédération Nationale il y a plus d'une semaine.


"On arrête tout"

Ainsi Vincent Martin, président de la Fédération Bourgogne-Franche-Comté de Travaux Publics préfère largement prendre des mesures de sécurité sur les chantiers.
"Depuis le 16 mars, on arrête tout, pour préserver la santé des salariés, les isoler de tout ce qu'on voit aujourd'hui, et lorsqu'on entend le gouvernement qui incite à repartir pour certaines activités, dont les travaux publics et le BTP, j'estime que c'est inadmissible. Nous ne pouvons pas, sauf travaux d'urgence où il y a des astreintes que nous avons maintenues, mais tout ce qui n'est pas de la sécurité publique, il en va de l'arrêt total."
L'entrepreneur et président de la FRTP de BFC, Vincent Martin / © Site Fédération Travaux Publics BFC
L'entrepreneur et président de la FRTP de BFC, Vincent Martin / © Site Fédération Travaux Publics BFC


Le chômage partiel, une solution ?

Répondant à la question sur la poursuite de l'activité pendant le confinement, Vincent Martin déclare : 
"La situation, c'est l'éligibilité au chômage partiel pour nos entreprises, c'est acté aujourd'hui. (ndlr en date du 28 mars)
Pour ma part nous cherchons des solutions au niveau des congés, on va essayer de solder un maximum de congés, et minimiser l'activité partielle.
On va avoir de l'activité partielle, et des congés payés, c'est un mix de tout ça."

Les conditions de la reprise

Au travers des mesures actuelles de confinement et de ralentissement économique, la question de la reprise de l'activité à fin du confinement se pose.
A ce sujet, Vincent Martin déclare : "On attend aussi les clients, les salariés, il faut être dans de bonnes conditions pour redmarrer début mai."

Plus de souplesse pour la période estivale

Vincent Martin anticipe déjà une reprise d'activité forte dans son secteur et émet des souhaits :
"Pour les pouvoirs publics, il faudrait casser certains verrous sur le droit du travail, il nous faut de la flexibilité dans le droit du travail. Quand on va redémarrer, on aura besoin de souplesse on va faire des heures, on va travailler certainement pendant les vacances d'été, pour rattraper le temps perdu, il nous faut laisser la possibilité de le faire. Après, il faut mettre les bouchées doubles pour l'été 2020."


 

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