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Cris racistes lors du match Dijon-Amiens : l'homme interpellé échappe à une mise en examen

Le match entre Dijon et Amiens a été interrompu quelques minutes après que Prince Gouano a entendu des cris racistes venus des tribunes. / © JEFF PACHOUD / AFP
Le match entre Dijon et Amiens a été interrompu quelques minutes après que Prince Gouano a entendu des cris racistes venus des tribunes. / © JEFF PACHOUD / AFP

Le Dijonnais de 22 ans, soupçonné d'être l'auteur de cris de singe adressé au joueur d'Amiens Prince Gouano lors du match contre le DFCO vendredi, n'a pas été mis en examen à l'issue de sa garde à vue. Il est placé sous le statut de témoin assisté.

Par M. F.

Vendredi 12 avril, le match de Ligue 1 de football entre Dijon et Amiens a été interrompu à la 77e minute, après que le capitaine de l'équipe amiénoise a entendu des cris de singe venus des tribunes.

Un jeune homme de 22 ans, membre du club de supporters dijonnais Lingon's Boys a été rapidement interpellé et placé en garde à vue. L'homme, alcoolisé lors du match, conteste les faits qui lui sont reprochés. Selon nos informations, il avait déjà été interdit de stade pour une durée de 45 jours en 2017 après des violences en marge d'un match.
 

À l'issue de sa garde à vue, dimanche, il a été présenté au parquet qui a ouvert une information judiciaire. Le procureur de la République de Dijon, Éric Mathais, a requis sa mise en examen et son placement sous contrôle judiciaire.
 

Témoin assisté

Mesure refusée par le magistrat instructeur qui l'a simplement placé sous le statut de témoin assisté, un statut intermédiaire entre celui de simple témoin et de mis en examen. Il offre certaines garanties par rapport au statut de simple témoin mais les éléments à charge sont moins lourds que pour une mise en examen.

"Le parquet envisage l'exercice d'une voie de recours", a fait savoir le procureur dans un communiqué diffusé dimanche soir. Éric Mathais avait requis sa mise en examen pour "provocation publique à la haine ou à la violence, en raison de l'origine ou la prétendue race, par paroles ou images" et "provocation à la haine ou à la violence lors d'une manifestation sportive". 

Les peines encourues sont respectivement d'un an d'emprisonnement, pouvant être assorties d'une interdiction de stade pour une durée de 5 ans.
 
Les précisions de Sylvain Bouillot.
Images : Christophe Gaillard
Montage : Simon Schneider

 

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