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Dijon : 2 000 ans d’histoire à découvrir à l’ex clinique Sainte Marthe lors des Journées de l'archéologie

Les fouilles du site archéologique de l'ancienne clinique Sainte Marthe de Dijon durent quatre mois et se terminent fin juin. / © Chloé Frelat
Les fouilles du site archéologique de l'ancienne clinique Sainte Marthe de Dijon durent quatre mois et se terminent fin juin. / © Chloé Frelat

La 10e édition des Journées nationales de l’archéologie a lieu du vendredi 14 au dimanche 16 juin 2019. Le public pourra notamment découvrir les fouilles en cours sur le site de l’ex clinique Sainte-Marthe, à Dijon. 2 000 ans d'histoire sont à découvrir.

Par Chloé Frelat

Dimanche 16 juin 2019 est l’unique occasion de venir admirer le chantier archéologique de l’ex clinique Sainte-Marthe, à Dijon."C’est intéressant de montrer un terrain même si celui-là est un peu particulier parce qu’on est sur la fin des fouilles", confie Stéphane Alix, archéologue à l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP) et responsable des fouilles sur le chantier de Sainte-Marthe.

Début juillet, des travaux de construction immobilière débuteront sur le site.

Ce projet a été lancé en 2015 par le promoteur Edifipierre et par Vinci Immobilier. Le but : créer de nouveaux logements aussi bien pour les seniors que pour les étudiants.
 
Sur ce mur du site de l’ex clinique Sainte-Marthe, à Dijon, deux couches distinctes sont visibles, témoins d'époques différentes. / © Chloé Frelat
Sur ce mur du site de l’ex clinique Sainte-Marthe, à Dijon, deux couches distinctes sont visibles, témoins d'époques différentes. / © Chloé Frelat
 

Pourquoi des fouilles ont-elles lieu ?


Avant de commencer le chantier, le Service régional d’archéologie a lancé des investigations préliminaires sur le site afin de déterminer si des fouilles étaient nécessaires. "Ces investigations ont montré la présence de vestiges", déclare Stéphane Alix.

Suite à ces découvertes, le Service régional d’archéologie a demandé à des archéologues d’inspecter la zone de 4 000 m².

Depuis mars 2019 et jusqu’à fin juin, huit spécialistes de l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives fouillent le site à la recherche de vestiges.
 
Une partie d'un squelette de cheval trouvé sur le site de l’ex clinique Sainte-Marthe, à Dijon. / © Chloé Frelat
Une partie d'un squelette de cheval trouvé sur le site de l’ex clinique Sainte-Marthe, à Dijon. / © Chloé Frelat

Une fois qu’ils auront terminé leur travail, les archéologues détruiront eux-mêmes les sites pour permettre le début des travaux. "En France, on a la chance d’avoir des fouilles préventives. C’est-à-dire que lorsqu’il y a un projet immobilier relativement important, il y a un accompagnement archéologique. Ce sont des choses qui vont de pair", explique l’archéologue.

Tous les sites étudiés ne peuvent pas être conservés en l’état car ils sont souvent trop fragiles et demanderaient trop de frais d’entretien.
 
Cette maison mis au jour par l'INRAP sur le site de l’ex clinique Sainte-Marthe, à Dijon, date certainement du 19e siècle. / © Chloé Frelat
Cette maison mis au jour par l'INRAP sur le site de l’ex clinique Sainte-Marthe, à Dijon, date certainement du 19e siècle. / © Chloé Frelat
 

Qu’est-ce qui a été découvert ?


Durant les fouilles, les archéologues ont découvert des vestiges retraçant 2 000 ans d’histoire.

Les objets recueillis finiront en grande partie au musée archéologique de Dijon.

De l’Antiquité à l’époque moderne en passant par le Moyen Âge, les spécialistes ont ainsi pu en apprendre davantage sur le quotidien de nos ancêtres.

Beaucoup de céramiques ont été déterrées. Des ossements d’animaux permettent aux experts de mieux appréhender les rites et la consommation de viande des habitants de l’Antiquité.
 
Pendentif en alliage cuivreux, période médiévale, trouvé sur le site de l’ex clinique Sainte-Marthe, à Dijon. / © Gaëlle Pertuisot, INRAP
Pendentif en alliage cuivreux, période médiévale, trouvé sur le site de l’ex clinique Sainte-Marthe, à Dijon. / © Gaëlle Pertuisot, INRAP

Des traces de forges, des monnaies, des objets en os, en bronze, … Autant d’indices qui aident à mieux comprendre l’histoire de la ville de Dijon.

En 1622, le couvent des Visitandines avait été construit à cet endroit. Plus tard, il a été repris par la communauté de Sainte-Marthe qui donnera son nom au lieu actuel.

Ce couvent a été reconverti en clinique en 1910 avant de fermer ses portes en 2017.


 

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