Dijon en "alerte renforcée" Covid-19 : ce que cela change pour les étudiants du campus

Depuis samedi, la majeure partie de la métropole dijonnaise est passée en "alerte renforcée" à la Covid-19. Conséquence, l'Université de Bourgogne réorganise les cours pour éviter une trop grande concentration d'étudiants sur le campus.

L'un des bâtiments du campus dijonnais
L'un des bâtiments du campus dijonnais © S. Bouillot/ France 3 Bourgogne
Une nouvelle fois, la situation sanitaire bouscule l'organisation des cours sur le campus universitaire dijonnais. Après avoir fait passer 900 étudiants en enseignement à distance après la découverte de deux clusters en médecine et psycho fin septembre, l'Université de Bourgogne limite les capacités d'accueil en amphis, en salles de cours et dans toutes les zones rassemblant du public.
 
A Dijon, à partir de ce lundi 12 octobre 2020 , les amphithéâtres de l'Université de Bourgogne n’accueillent que 50% des étudiants en raison du classement de la métropole dijonnaise en "zone renforcée" à la Covid-19.
A Dijon, à partir de ce lundi 12 octobre 2020 , les amphithéâtres de l'Université de Bourgogne n’accueillent que 50% des étudiants en raison du classement de la métropole dijonnaise en "zone renforcée" à la Covid-19. © S. Bouillot/ France 3 Bourgogne


50% en présentiel, 50% à distance

Cette capacité d'accueil tombe à 50% à partir de ce lundi 12 octobre 2020. Ainsi, à Dijon, seule la moitié des étudiants pourra accéder aux cours magistraux, aux travaux dirigés et autres travaux pratiques. Les cours en amphi sont accessibles en visioconférence pour les étudiants restés à la maison.

« Ça permet de nous protéger et de protéger les profs. On se dit qu'on est plus en sécurité. C'est vrai qu'au début de l'année, quand les amphis étaient remplis, on venait avec plus de craintes. », commente une étudiante en droit. « Les premières semaines en amphi, je suis même allé voir le doyen. C'était n'importe quoi : on était les uns sur les autres ! Il n'y avait pas de protocole sanitaire mis en place. Maintenant, ces mesures arrivent un peu tard. On est en octobre. Des cas de covid auraient pu être évités. », renchérit un autre étudiant.
 
© S. Bouillot/France 3 Bourgogne
 

Pour les cours en amphithéâtre, la répartition entre les étudiants en présentiel et ceux en distanciel se fait sur la base du volontariat. Pour les travaux dirigés, les groupes sont parfois divisés en deux, en fonction de l'ordre alphabétique.


Une année universitaire très incertaine

Pour tous, étudiants et enseignants, l'inquiétude principale demeure la poursuite des cours dans un contexte pétri d'incertitudes. L'année va-t-elle se poursuivre tant bien que mal grâce à la visioconférence ? Y aura-t-il des examens ? « Honnêtement, pour l'instant, on ne voit pas trop de différences entre les cours à distance et les cours en amphi. Chez nous, c'est peut-être un peu moins captivant car on n'a pas le prof devant mais cela se passe assez bien. », explique une étudiante.

 
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