​​​​​​​Dijon : des associations demandent la création de pistes cyclables face à l'épidémie de coronavirus Covid-19

Le déconfinement est en place, mais le virus du coronavirus Covid-19 circule toujours. C’est pourquoi plusieurs associations demandent que des mesures soient prises en faveur du vélo, qui fait partie des gestes barrières et évite que chacun pollue en prennant sa voiture.
 

Le vélo en ville, une alternative à la voiture
Le vélo en ville, une alternative à la voiture © Maxppp Jean-Luc Flémal
 

Pourquoi la question des tranports en commun est-elle cruciale ?

Depuis lundi 11 mai, la France a été déconfinée pour permettre à l’activité économique de reprendre. Pour de nombreuses personnes, cela implique de prendre les transports en commun pour se rendre sur leur lieu de travail.

Or, comment pourra-t-on transporter autant de passagers qu’autrefois en appliquant les mesures de distanciation physique ?
La crainte de la promiscuité va-t-elle conduire certains usagers à se détourner des transports en commun pour prendre leur auto, ce qui va créer des embouteillages et accentuer la pollution de l’air  ?

Ce sont quelques unes des questions que l’on entend beaucoup en ce moment. D’autant plus que les établissements d’enseignement vont rouvrir progressivement dans les jours qui viennent, sans oublier la reprise des cours à l’université au mois de septembre.

 
Le vélo comme geste barrière pour lutter contre l'épidémie de coronavirus Covid-19
Le vélo comme geste barrière pour lutter contre l'épidémie de coronavirus Covid-19 © Jean-François FREY / MAXPPP


En résumé, "la question du choix du mode de déplacement pour aller au travail, à l’école, au lycée, à l’université va s’avérer crucial", préviennent les associations EVAD (Ensemble à Vélo dans l'Agglomération Dijonnaise), FNAUT BFC (Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports), La Bécane à Jules, La Boîte à vélos et La Rustine.

Elles ont adressé une lettre à François Rebsamen, président de Dijon Métropole, pour lui demander de prendre des mesures afin de "favoriser et développer l’usage du vélo". De nombreuses collectivités locales (Rennes, Montpellier, Grenoble, Lyon, Paris…) "ont d’ores et déjà agi en ce sens" sous l’impulsion des mesures gouvernementales, rappellent les signataires. [Un plan de 20 millions d’euros, baptisé Coup de Pouce Vélo, a été lancé par l'Etat. Il prend en charge notamment les réparations et remises en état des vélos, à hauteur de 50% d’un montant hors taxe, auprès de réparateurs agréés].

A noter qu'en Bourgogne, par exemple, des pistes cyclables temporaires ont été ouvertes en Saône-et-Loire par la ville de Chalon-sur-Saône, en lien avec le Grand Chalon : deux pistes temporaires ont été aménagées sur l’avenue Monnot et l’avenue Boucicaut. 
 
Le plan vélo du gouvernement veut tripler les déplacements à vélo d'ici 2024
Le plan vélo du gouvernement veut tripler les déplacements à vélo d'ici 2024 © Jean-Marc Quinet - maxPPP
 

Comment inciter à pratiquer le vélo pendant l’épidémie de coronavirus ?

"Le potentiel d’usage du vélo est considérable, car plus de la moitié des déplacements dans notre métropole font moins de 3 km", mais il faut "lever l’un des freins essentiels au passage à l’acte : le sentiment d’insécurité, la peur du trafic motorisé".

Les promoteurs du vélo en ville demandent la mise en place de diverses mesures dans les jours et les semaines à venir et notamment :

-la création de pistes cyclables : sécurisées par des séparateurs physiques, continues, larges pour permettre la distanciation sociale
-la réduction du trafic motorisé en volume et vitesse sur certaines voies

"Compte tenu de l’urgence, ces aménagements peuvent être réalisés à l’aide dispositifs provisoires. Le Cerema a mis à disposition des collectivités toutes les ressources techniques et juridiques nécessaires. Ces aménagements devront concerner en priorité les axes en 2x2 voies et ceux qui accueillent des axes de transports en commun les plus fréquentés en temps normal. Ils viseront notamment à permettre une bonne desserte cyclable des zones d’activité, du campus, du CHU et, bien sûr, des lycées et collèges. 

 

Pour accompagner ces actions, des mesures incitatives sont souhaitées :

-mise en place de tarifs très attractifs pour la location de vélos (DiviaVélo) en particulier pour les étudiants
-soutien aux entreprises qui souhaitent développer l’usage du vélo chez les salariés…
-lancement d’une grande campagne de communication en faveur de l’usage du vélo.

Enfin, les associations demandent la mise en place rapide d’un "comité modes actifs" regroupant élus, techniciens des services concernés et représentants des usagers.
"Il est en effet particulièrement important, compte tenu de l’urgence, que toutes les actions à mettre en œuvre soient au plus près des attentes des usagers", concluent les signataires.

 
 
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