Réouverture des cafés-restaurants en Côte-d'Or : reprise euphorique chez certains, plus calme chez d'autres

C'est désormais chose faite ! En ce 2 juin, les bars, cafés et restaurants ont pu rouvrir dans notre région vertes en respectant certaines règles sanitaires. Un vrai soulagement pour ces professionnels car des clients ont répondu présents. Illustration en Côte-d'Or.

© bridgesward via Pixabay

Les restaurateurs se préparent


"Le téléphone n'arrête pas de sonner !", se réjouit Donna Bartholomey, restauratrice à Ahuy près de Dijon. "Ça fait du bien !", confirme son mari, Fabrice Bartholomey, depuis ses fourneaux. C'est à nouveau le coup de feu dans cet établissement après près de trois mois de fermeture en raison de la pandémie de coronavirus. Les réservations vont bon train dès ce premier jour de reprise : une cinquantaine de couverts dès le service de midi.

Mais le retour à la normale n'est pas pour demain. Ce couple de restaurateurs a pris des dispositions pour protéger sa clientèle comme l'impose le protocole santaire en vigueur dans ce secteur. Un fléchage au sol a ainsi été installé pour indiquer le sens de circulation en salle. Les tables ont été espacées d'un mètre. Un plexiglas isole les convives des serveurs et des autres clients.


Le reportage ce matin de G. Desmalles et C. Gaillard avec :
Ahuy : un couple de restaurateurs se prépare à rouvrir son établissement
 

A Is-sur-Tille, c'est un peu plus calme


Depuis dix ans, Pierre Pauthex et Joël Delesse tiennent un restaurant-traiteur à Is-sur-Tille, en Côte-d'Or. Une table qui attire en semaine une clientèle d'affaires. En ce premier service d'après-déconfinement, la salle était loin d'être pleine à midi. "Nous avons fait 20 couverts contre 50 l'an dernier à la même époque. Les déjeuners professionnels n'ont pas encore repris, les gens sont en télétravail. Et le restaurant, c'est aussi un moment de plaisir. En aucun cas, il ne peut être anxiogène. Vu le contexte, les gens sont encore peut-être un peu frileux", détaille Pierre Pauthex, le co-gérant des lieux.

 


Une prudence qui rassure ce restaurateur plus qu'elle ne l'inquiète ! Il mise sur le bouche-à-oreille pour faire savoir que son établissement a rouvert et que tous les voyants sont au vert. "On a espacé les tables, ce qui nous ampute de 30 à 40% de notre capacité d'accueil. Les personnels portent tous des masques et des visières. Et nous désinfections en permanence les cartes, les poignées de porte, etc... Les clients reviendront ! Mieux vaut y aller doucement plutôt qu'on n'ait pas droit à un deuxième confinement", conclut Pierre Pauthex, qui envisage lui-même d'aller au restaurant ce soir pour montrer l'exemple.


Un cafetier plus soulagé encore que les autres

"J'ai l'impression de faire des ouvertures tous les jours", plaisante Jean-Baptiste Le Gouge. Ce Dijonnais essaye de garder le sourire malgré le coup du sort qu'il vient d'esssuyer. Il a inauguré son café à deux pas de l'église Notre-Dame le 29 février dernier, soit quinze jours avant le confinement. "C'était à s'en mordre les doigts", se souvient ce commerçant. Jean-Baptiste Le Gouge. a rouvert son échoppe pour la vente d'expressos à emporter le 21 mai.

Ce 2 juin sonne donc comme un vrai départ pour son café. De l'ouverture au milieu de l'après-midi, une centaine de personnes s'est attablée sur sa terrasse, heureuses de retrouver le plaisir de prendre un café au soleil. Une institution en France !

"Pour l'instant, je n'ai installé que six tables à l'extérieur. Je ne fais qu'un douzième de mon chiffre d'affaires prévisionnel. Avec la météo qu'on a eue en mars et en avril, j'aurais peut-être déjà fait ma saison. Mais je préfère rester optimiste. Les clients ont besoin de sourire et de convivialité.", explique Jean-Baptise Le Gouge, qui compte aussi sur le retour des touristes français début juillet pour booster la fréquentation.
  

Des clients ravis et solidaires


Sur les terrasses dijonnaises, les clients ont répondu présents dès le déjeuner. Le soleil radieux n'y était pas étranger mais pas seulement ! Certains avaient envie d'afficher leur solidarité. "Ça fait longtemps que les restaurants étaient fermés. Faut soutenir les commerçants ! Il faut que la consommation reparte", commente ainsi un client d'une pizzeria, place Emile Zola.
 


D'autres mettent en avant le lien social qu'abritent les restaurants ou les bars. Ils avaient hâte de se retrouver en famille, entre amis ou entre collègues autour d'un bon plat ou d'un verre. "C'est magnifique. Depuis le temps qu'on attendait cela ! On veut sortir, s'amuser, consommer", affirme un autre client, à la terrasse d'une brasserie place du Théâtre.
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