Besançon : affluence du côté du vaccinodrome de Micropolis après les nouvelles mesures sanitaires liées au variant Delta

Alors que le président de la République Emmanuel Macron a annoncé le durcissement des obligations de vaccination en France, de nombreux francs-comtois ont décidé de se faire vacciner. Détails.
© Fabienne Le Moing - France 3 Franche-Comté

Ce mardi matin, une file d'attente était bien présente devant le vaccinodrome Micropolis à Besançon. Ce centre de vaccination géant, ouvert depuis la fin mai, accueillait ces dernières semaines environ 300 personnes par jour. Ce mardi, environ 1000 étaient attendues. Les personnels composés de pompiers, infirmières ou encore militaires se sont rapidement organisés à la suite des annonces d'Emmanuel Macron, ce lundi soir. Le président de la République a annoncé l’obligation vaccinale pour les soignants en France, ainsi que l’extension du passe sanitaire pour accéder "aux lieux de loisir et de culture" rassemblant plus de 50 personnes, et ce dès le 21 juillet.

"On a imaginé un chemin parallèle d'accueil des personnes sans rendez-vous, de façon à pouvoir les accueillir et les faire patienter, pour ne pas ralentir ceux qui ont pris rendez-vous" nous a expliqué le Commandant Reynald Ballin, responsable du site de vaccination Micropolis Besançon.

Ces mesures ont poussé de nombreuses personnes pas encore vaccinées à passer le pas. "Le reste de la famille est vaccinée. Thibaut, notre deuxième ne l'est pas. On va partir en vacances et avec les nouvelles restrictions annoncées si on devait faire une sortie restaurant, bar ou autre on devrait laisser notre enfant sur le bas-côté, donc pour ces raisons on le fait vacciner" nous a expliqué une mère de famille bisontine présente ce mardi matin à Micropolis. "Je viens parce que je travaille en centre commercial, et vues les annonces il vaut mieux que je sois vaccinné pour travailler, pour être tranquille" témoigne quant à lui un jeune homme venu recevoir sa première dose de vaccin.

Certains Francs-Comtois restent inquiets au sujet des effets négatifs que pourrait avoir le vaccin sur leur santé, mais se sont quand même rendus dans les centres de vaccination ce mardi. "Je ne voulais pas me faire vacciner. On n'a pas assez de recul. Je me fais vacciner la peur au ventre" nous a expliqué une Franc-Comtoise, dans l'attente de sa première dose. Quelque 12 000 décès et 1,6 millions d'effets indésirables soupçonnés d'être liés à la vaccination ont bien été signalés au niveau européen. Mais aucun lien de cause à effet entre le vaccin et la mort du patient n'a pu être tiré de ces signalements, a expliqué l'Agence européenne des médicaments à franceinfo, qui souligne notamment que "pendant les campagnes de vaccination, les morts qui résultent d'autres causes vont continuer à se produire, y compris peu de temps après la vaccination". 

Selon l'ARS Bourgogne-Franche-Comté, les stocks de vaccins sont importants en raison du ralentissement de la demande de vaccination ces dernières semaines. Il n'est donc pas prévu de pénurie de dose, même si la demande reste croissante. "Un grand nombre de centres de vaccination avaient organisé des accès sans rendez-vous, ils restent ouverts et la population est libre de s’y rendre" a détaillé Pierre Pribile. 

Dans un communiqué diffusé ce 13 juillet, la préfecture du Doubs précise que pour éviter une attente inutile, la population est invitée à venir au centre sur rendez-vous. "Il suffit de réserver votre créneau en priorité sur le site de Doctolib ou à défaut par téléphone au 03.63.42.10.13. Les candidats à la vaccination ayant un rendez-vous sont prioritaires sur les personnes se présentant spontanément. Le centre de vaccination de grande capacité de Micropolis peut accueillir 2 000 personnes/jour" explique la préfecture.

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