• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ÉCONOMIE
  • DÉCOUVERTE
  • JUSTICE
  • SPORT

La chirurgie ambulatoire en essor en Franche-Comté

© Jean-Stéphane Maurice
© Jean-Stéphane Maurice

La chirurgie ambulatoire se développe en Franche-Comté. C'est notamment le cas à la clinique Saint-Vincent à Besançon où la pose d'une prothèse de genou se fait sans hospitalisation. Et ce n'est pas fini : d'ici 2022, 70% des opérations devront être pratiquées en ambulatoire.

Par Claire Schaffner

C'est une opération lourde qui peut nécessiter plusieurs jours d'hospitalisation : la pose d'une prothèse de genoux. Mais à la clinique Saint-Vincent à Besançon, les patients sortent le soir-même de l'intervention. L'établissement est le premier de Franche-Comté à pratiquer cette opération en ambulatoire. 

D'après le chirurgien Lionel Doury, cette pratique n'a que des avantages : "Le premier bienfait, c'est les histoires d'infection, explique le médecin. Plus vite vous quittez un établissement, moins vous avez d'infections. Le deuxième, c'est qu'on ne voit quasiment plus de phlébites ni d'embolies pulmoanaires qui étaient dûes à l'immobilisation et à la sédentarité. La gestion de la douleur est plus simple également puisque les patients, une fois qu'ils sont rentrés chez eux, ils sont dans leur entourage."

L'ambulatoire peut se développer grâce à l'amélioration des gestes opératoires et à l'utilisation de produits pour l'anesthésie moins puissants mais surtout grâce au rôle du patient : ce dernier doit suivre une consultation pré-opératoire où lui sont données des consignes précises pour son retour à domicile.
 
La chirurgie ambulatoire en essor en Franche-Comté
Interviews de Lionel Doury, chirurgien; Florence Fiefvet, infirmière; Valérie Fakhoury, directrice de la clinique Saint Vincent. Reportage de Thierry Chauffour et Jean-Stéphane Maurice.

Objectif : 70% d'ambulatoire en 2020

En Franche-Comté, 57,1% des opérations étaient réalisées en ambulatoire en 2018 contre 51,5% en 2016. Cette pratique est largement encouragée par la Haute autorité de santé, la HAS : la France est en retard par rapport à ses voisins. 70% des opérations devront être en ambulatoire au plus tard en 2022.
Chirurgie ambulatoire : les chiffres en Franche-Comté

Sur le même sujet

Vacances studieuses sur les traces du patrimoine bisontin

Les + Lus