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Gilet jaune matraqué à Besançon : “Les fautes des policiers sont marginales” selon Christophe Castaner

Christophe Castaner invité de Télématin / © France 2
Christophe Castaner invité de Télématin / © France 2

Invité des 4 vérités sur Télématin, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'est exprimé sur le gilet jaune blessé par un policier à Besançon. Le ministre de l'intérieur dénonce un procès permanent des forces de l'ordre. 

Par Sophie Courageot

Invité ce matin de France 2 le ministre est revenu sur les faits survenus samedi 30 mars à Besançon. Un jeune gilet jaune de 22 ans a porté plainte après avoir été blessé à la tête par un coup de matraque lors d'une manoeuvre de dispersion de la manifestation des policiers.

Le ministre de l'Intérieur s'est ému de l'indifférence autour des "1.628 policiers et gendarmes" blessés depuis le début de la mobilisation. Le ministre a cité le cas d'un policier ayant eu la mâchoire arrachée sur les Champs-Elysées "par un pavé". "Personne n'en parle" car "on considère qu'un policier ou un gendarme qui se fait blesser, c'est normal", a-t-il déploré. "Je trouve ça dégueulasse" dit-il.

"Les policiers font leur travail, ils peuvent faire des fautes et les fautes doivent être sanctionnées mais arrêtons de ne parler que de cela car elles ont marginales" estime le ministre de l'intérieur. 


Le ministre est revenu sur le coup de matraque sur un gilet jaune à Besançon 


"Une violence policière, c'est un acte intentionnel pour blesser quelqu'un. Il y a une enquête" (pour le gilet jaune de Besançon, ndlr) a résumé le ministre de l'intérieur. 

"Les faits qui sont évoqués, ce sont des manifestants que prenaient des objets pour les envoyer sur les policiers. A ce moment, ils interviennent pour neutraliser trois personnes. Une est au passage, et c'est le coup de matraque qui est évoqué. Mais là encore, je n'ai pas hésité. J'ai demandé au Préfet d'engager une procédure et qu'une enquête soit menée. Mais j'aimerais qu'il y ait une telle efficacité pour tous les voyous qui viennent dans les manifestations pour casser des commerces, pour empêcher la manifestation, pour blesser voire tuer des policiers" a déclaré le ministre invité de Télématin. 

 
Christophe Castaner invité de Télématin - jeudi 4 avril


Mardi 2 avril, le ministre de l'intérieur ne reconnaissait pas de violences policières sur le jeune homme blessé lors d'une dispersion de manifestation à Besançon (Doubs). "Il n'y a pas d'images de violence policière. Il y a une scène ou un policier, dans l'action, à un moment d'une charge, a effectivement poussé quelqu'un. Quand les policiers sont chargés de dégager une manifestation, effectivement il y a des gestes qui peuvent se produire. Mais pour lever le doute, y compris parce que ce qui nous est rapporté, c'est que l'individu en question voulait se saisir d'une grenade à renvoyer sur les forces de l'ordre, j'ai demandé au préfet que l'IGPN soit saisie" avait déclaré Christophe Castaner à France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur.
 

209 enquêtes sur des soupçons de violences policières


Le ministre de l'Intérieur a précisé que des inspections générales de la police (IGPN) et de la gendarmerie (IGGN) ont été saisies de 209 enquêtes portant sur des soupçons de violences policières lors de manifestations des "gilets jaunes". 199 d'entre elles concernent la police. 
 


"Ce sont des enquêtes qui vont de l'insulte jusqu'à des blessures qui peuvent être graves", a commenté le ministre de l'Intérieur. "S'il y a eu des fautes, il y aura des sanctions", a assuré Christophe Castaner. Pour l'instant aucune sanction n'a été prononcée contre un policier ou un gendarme impliqué dans des blessures de gilets jaunes. Les enquêtes sont en cours précise le ministre sous l'autorité de magistrats. 
   


 

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