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Homoparentalité dans les formulaires scolaires : une décision qui afflige Annie Genevard, députée du Doubs

Parent 1, parent 2 devra remplir ce petit garçon sur ses documents scolaires / © Laurence Mouton - maxPPP
Parent 1, parent 2 devra remplir ce petit garçon sur ses documents scolaires / © Laurence Mouton - maxPPP

Les députés ont adopté mercredi 13 février un amendement qui permettra de remplacer les mentions « père » et « mère » dans les documents scolaires par « parent 1 » et « parent 2 ». La nouvelle fait réagir les milieux conservateurs. 

Par Sophie Courageot

Les députés ont adopté en première lecture cet amendement LREM dans le cadre du projet de loi "pour une école de la confiance", contre l'avis du gouvernement.

Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer et la rapporteure Anne-Christine Lang (LREM) avaient donné un avis défavorable estimant que le changement réclamé ne relevait pas du domaine législatif.

la députée Valérie Petit (LREM) à l'origine du texte explique que celui ci "vise à ancrer dans la législation la diversité familiale des enfants dans les formulaires administratifs soumis à l'école".
  
La FCPE, première fédération de parents d'élèves se félicite du vote des députés. "C'est une très bonne chose, ça tient compte de l'évolution des situations familiales", a expliqué Rodrigo Arenas, co-président de la FCPE.
"Ça rentre en résonance avec la loi votée sur la lutte contre le harcèlement, car souvent les situations de harcèlement d'enfants visent des enfants ne rentrant pas dans les cases", a-t-il ajouté.
 

La réaction d'Annie Genevard, députée LR du Doubs


Que dire par ailleurs à ces enfants qui, en raison de cette initiative malheureuse, se verront injustement privés de la possibilité de nommer dans ces actes leurs parents pour ce qu’ils sont : leur père et leur mère ? Et, s’agissant du couple parental, comment arbitrer le choix numérique entre les deux ? Qui sera le parent 1, qui sera le parent 2 ? La hiérarchie numérique étant ce qu’elle est, ne risque-t-on pas de réintroduire une inégalité entre les parents que la loi du 4 juin 1970 relative à l’autorité parentale avait supprimée ?
 
En réalité, nul n’est dupe, cette mauvaise décision, inscrite dans la logique initiée par la gauche, prépare le terrain aux projets de la majorité en matière d’assistance médicale à la procréation. Qu’il s’agisse d’en ouvrir la possibilité aux couples de femmes ou aux femmes seules, ces projets conduiront en effet à l’effacement du père et des catégories sexuées de la filiation au profit d’une parenté neutre et unisexuée. Ainsi, sur cette question comme sur de nombreuses autres, le parti d’Emmanuel Macron s’affirme un peu plus chaque jour comme le continuateur du parti socialiste. Dépourvu de tout ancrage dans la réalité et incapable, par ce fait, de régler les véritables problèmes des Français, il s’évertue à en créer de nouveaux par pure idéologie. Ce comportement ne mérite qu’un qualificatif : il est affligeant !

 
Annie Genevard, députée LREM du Doubs / © France 3 Franche-Comté
Annie Genevard, députée LREM du Doubs / © France 3 Franche-Comté


Parent 1 et parent 2 au lieu de père et mère : un perspective qui fait bondir également les associations conservatrices à l'instar de Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous, qui qualifie ce texte d'"absolument déshumanisant".
Tugdual Derville, directeur d'Alliance Vita, association anti-avortement et antimariage pour tous, a même appelé à la "désobéissance civile". "Nous inviterons, le moment venu, les parents à refuser de s'inscrire dans des cases qui prétendent effacer leur identité dans l'indifférenciation sexuelle", a-t-il expliqué dans un communiqué.




 

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