9H50 le matin en Bourgogne Franche-Comté

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Désherber sans produit chimique, c'est possible !

Les particuliers n'auront plus le droit d'utiliser le glyphosate à partir du 1er janvier 2019. Mais de nombreux jardiniers amateurs ont déjà fait le choix de se passer des produits chimiques pour désherber. Conseils d'un professionnel pour ceux qui hésitent encore.

Par C.R.

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► Oui, on peut se passer du glyphosate au jardin

Depuis le 1er janvier 207, l'utilisation du glyphosate par les collectivités dans les espaces publics est interdite.
Pour les particuliers, l'échéance est prévue le 1er janvier 2019.

Dans sa chronique, Nicolas Brune passe en revue les alternatives au désherbage chimique. Il présente d'abord des désherbants qu'on peut qualifier de "naturels" : l’acide pélargonique, le purin d’angélique, qu'il est possible de réaliser soi-même, ou le vinaigre blanc. Autre astuce bien connue des jardiniers : utiliser l’eau de cuisson des pâtes, du riz, ou des pomme de terre, technique efficace sur les jeunes plantes.

Autre solution : agir mécaniquement. Retrousser ses manches et avoir recours à la binette, la serfouette, le sarcloir, ou le couteau désherbeur. Là encore, mieux vaut ne pas attendre d'être envahi, il faut intervenir régulièrement et bien arracher les racines des plantes dont on veut se débarrasser.

Nicolas Brune conseille d'éviter de laisser des sols nus, de créer des jachères fleuries et d'éviter le lessivage des sols.

Et pour les massifs ?
Nicolas Brune conseille de privilégier des plantes sur toile et d'utiliser des paillages (minéral ou végétal), qui ont aussi l'avantage de limiter l’arrosage et de nourrir le sol. Ce paillage peut être "fait maison" avec des végétaux broyés, ou des tontes. 

Son avis sur les désherbeurs thermiques :
- au gaz : l'inconvénient est utilisation d'énergie fossile. Ils faut acheter des bouteilles de gaz, faire des passages réguliers. Ils ne détruisent que la partie aérienne de la plante.
- électriques : leur inconvénient est le câble, ce qui permet d’agir seulement sur les petites surfaces."

Pour aller plus loin, il est possible d'assister à l'une des animations de la 13ème de la Semaine pour les alternatives aux pesticides du 20 au 30 mars 2018. Le thème cette année est l’alimentation. 


Les autres thèmes au sommaire ce mardi


• Les femmes remarquables de Bourgogne et de Franche-Comté : la reine de Mohéli 

Marie-Thèrèse Garcin, guide-conférencière, raconte l'histoire de Salima Machamba bint Saidi Hamadi Makadara (Ursule). Elle est née en 1874 dans l’île de Mohéli, aux Comores, île dont elle aurait dû devenir reine à la suite de sa mère.

Mais en 1901, à la Réunion, elle épouse un gendarme et renonce à son trône. Elle s’installe dans le pays de son mari à Cléry, en Côte-d’Or.

La reine de Mohéli meurt en 1964. Elle est enterrée à Pesmes (Haute-Saône), où elle s’était retirée une fois devenue veuve. (source : archives départementales de Côte d'Or).

• A la Une : Traces Ecrites

Christiane Perruchot vient présenter deux articles du site consacré à l'actualité économique dans la région et le Grand Est.
- Le premier présente l'École des vins de Bourgogne qui, depuis sa création en 1974, contribue à faire connaître et comprendre les vins de la région. Elle accueille près de 2500 stagiaires par an. 
- Le second propose une interview de l'initiateur du festival No Logo, qui a attiré l'an dernier 41 000 spectateurs aux Forges de Fraisans dans le Jura. Un festival sans subvention ni mécénat, choix revendiqué, mais économiquement risqué. 

• C'est votre tour
Adrien Gavazzi est au château de Bussy-Rabutin en Côte-d’Or, à l’occasion du 400ème anniversaire de la naissance du célèbre écrivain, moraliste et courtisan et de la sortie d’un ouvrage qui lui est consacré.

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Projet de revenu de base dans la Nièvre.