Affaire Narumi Kurozaki : Nicolas Zepeda devant la Cour suprême du Chili avant une éventuelle extradition vers la France

Zepeda Contreras, suspecté de l'assassinat de Narumi Kurozaki à Besançon fin 2016, doit être présenté ce jeudi devant la Cour Suprême de Santiago, au Chili, son pays d'origine. Va-t-il être extradé en vue d'un procès à Besançon ? La famille de la jeune victime l'espère plus que tout. 
Nicolas Zepeda dans les coursisves du palais de Justice de Santiago du Chili en février 2017
Nicolas Zepeda dans les coursisves du palais de Justice de Santiago du Chili en février 2017
Le procès de Nicolas Zepeda Contreras pourra-t-il avoir lieu en France et plus précisément à Besançon ? La question devrait se préciser d'ici quelques semaines. Ce jeudi marque le dernier chapitre du volet judiciaire chilien. Nicolas Zepeda va devoir répondre au juge Jorge Dahm, à l'occasion de quatre audiences auxquelles il ne peut se soustraire.

"La demande d'extradition a été transmise au parquet général de Besançon", indiquait le procureur de Besançon, le jeudi 10 octobre (relire notre article). "C'est la dernière fois que je m’exprime avant une audience pénale" avait expliqué Etienne Manteaux. Depuis, l'attente est soutenue du côté de la justice française. Du côté de la famille de la jeune femme, elle est insoutenable.

La mère et les sœurs de l'étudiante japonaise ont écrit une lettre aux magistrats chiliens. Nos confrères de l'Est Républicain ont pu la consulter et en ont dévoilé certains éléments. Pour la famille, la culpabilité du Chilien, fils d'une famille riche, ne fait aucun doute. "C’est Nicolas qui a caché Narumi. Le crime qu’il a commis est atroce et sans précédent" écrit la mère de Narumi Kurozaki. Sylvie Galley, avocate de la famille de la jeune japonaise, s'était d'ailleurs exprimée au nom de la famille en avril 2019. "La famille de Narumi est en très grande détresse psychologique. La famille a eu la sensation que tout espoir de retrouver Narumi était révolu. Le silence du suspect a été vu comme un affront à leur souffrance, et aussi à leur quête d'espoir de retrouver le corps de leur fille" avait-elle expliqué.

Si le Chili répond favorablement à cette demande d'extradition, Nicolas Zepeda Contreras sera transféré vers la France pour être jugé à Besançon. Si le Chili refuse cette extradition, Nicolas Zepeda Contreras, pourrait être jugé en France devant une cour d'assises, peut-être dès 2020, mais par contumace, en étant absent du banc des accusés. 
 
Nicolas Zepeda est reparti en voiture de luxe du tribunal chilien.
Nicolas Zepeda est reparti en voiture de luxe du tribunal chilien. © Mauricio Cuevas pour France 3 Franche-Comté
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