INFOGRAPHIE. Fort recul des contaminations Covid-19 en Bourgogne Franche-Comté. Situation contrastée à l'hôpital

La circulation du virus ralentit en Bourgogne Franche-Comté. Dans six des huit départements, le taux d'incidence passe sous le seuil de 250 cas pour 100 000 habitants. A l'hôpital, la situation est constratée entre une baisse sensible dans la Nièvre et une forte hausse en Haute-Saône. 

Au sein du service réanimation de l'hôpital de Nevers
Au sein du service réanimation de l'hôpital de Nevers © Pierre Destrade / Maxppp

Le taux d'incidence (nombre de nouveaux cas hebdomadaires pour 100 000 habitants) poursuit son recul en Bourgogne Franche-Comté selon les derniers chiffres donnés par Santé publique France ce mardi 4 mai. Il atteint désormais 221,9 contre un pic à plus de 360 il y a 3 semaines. Ce recul suit la même tendance qu'au niveau national. 

Le taux de positivité des tests est lui aussi en recul passant de 11.1% le 25 avril dernier à 8.1% le 30 avril. 

Six départements sous le "seuil d'alerte"

Le recul de la circulation du virus est significatif dans les huit départements de la région. En Saône-et-Loire, dans le Jura et en Haute Saône, le taux d'incidence est même repassé sous la barre des 200 cas pour 100 000 habitants. En Côte d'Or, dans l'Yonne et dans la Nièvre, ce chiffre est passé sous la barre symbolique des 250 cas pour 100 000 habitants. C'est longtemps ce palier qui a été considéré comme le seuil d'alerte en matière de circulation du virus.

Le Doubs et le Territoire de Belfort reste légèrement au dessus de ce seuil. Mais la tendance à la baisse est la même. Dans toute la région, on reste cependant loin du taux de 50 cas pour 100 000 habitants. Il était considéré cet automne comme le niveau en dessous duquel l'épidémie pouvait être contrôlée. 

Situation contrastée à l'hôpital 

Cette circulation plus faible du virus se fait elle enfin sentir sur les services hospitaliers en Bourgogne Franche-Comté ? Ce lundi 3 mai, 188 patients Covid-19 étaient pris en charge en réanimation ou en soins intensifs dans un service hopitalier de la région. C'est sensiblement moins que les 229 personnes du 25 avril dernier. Mais ce chiffre ne recule plus depuis 5 jours. Surtout, il reste très haut et proche du seuil de 100 % d'occupation des services de soins critiques (par rapport aux capacités initiales hors Covid). Des déprogrammations devraient donc rester nécessaires dans les prochaines semaines. 

 

Sur le plan des hospitalisations (hors soins critiques), la pression retombe doucement à l'échelle de la région, mais elle reste là-aussi à un niveau élevé. 1281 patients étaient hospitalisés en Bourgogne Franche-Comté pour un cas de Covid grave ce lundi 3 mai.

 

Baisse dans la Nièvre, le Territoire de Belfort ou la Côte d'Or...

La situation reste cependant très contrastée d'un département à l'autre. Dans la Nièvre, très touchée par la 3e vague, le nombre d'hospitalisations a chuté de 22% en 2 semaines.

Même tendance dans les départements très impactés par la deuxième vague puis en décembre et janvier dernier. Le nombre d'hospitalisations baisse en Saône-et-Loire, dans le Doubs, en Côte d'Or ou encore dans le Territoire de Belfort. 

 

Stabilisation dans l'Yonne, hausse en Haute-Saône

Mais deux départements connaissent une situation atypique. Avec 234 patients hospitalisés le 3 mai, la situation dans l'Yonne reste très proche des plus hauts chiffres enregistrés depuis un an dans le département. Quinze nouvelles admissions ont encore eu lieu lundi 3 mai. 

Autre situation atypique en Haute Saône. Après être retombé à une soixantaine d'hospitalisations dans le département le 9 avril dernier, ce chiffre n'a cessé de grimper depuis. Lundi 3 mai, 115 personnes y étaient hospitalisées. Presque un record. Difficile d'expliquer cette situation, mais le département est également l'un de ceux où circule le plus les variants sud-africains et brésiliens. Ils représentaient 18.1 % des cas positifs le 30 avril dernier (et même plus de 25% quelques jours plus tôt) contre 5% au plan national.

 

Un Bourguignon Franc-Comtois sur 4 vacciné

De son coté, la campagne de vaccination se poursuit. Près de 700 000 personnes ont reçu au moins une première injection de l'un des vaccins contre la Covid-19 soit un peu plus de 25 % de la population. La moitié d'entre eux ont désormais reçu une seconde dose. 

 

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