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Jura : Le médecin des pauvres, une histoire jurassienne portée au cinéma

Le médecin des pauvres, un film tourné et joué uniquement par des bénévoles / © Le médecin des pauvres
Le médecin des pauvres, un film tourné et joué uniquement par des bénévoles / © Le médecin des pauvres

Après trois ans de tournage, les bénévoles de deux associations du Jura,  Cinémésis et Les Balladins, présentent leur film au public. "Le médecin des pauvres" est l’histoire d’une saga familiale au 17e siècle, à un moment clé de l’histoire du Jura.
 

Par Fatima Larbi

C’est une belle histoire 100 % comtoise. Celle d’une équipe de Franc-Comtois passionnés qui a adapté un roman typiquement franc-comtois : "le médecin des pauvres".

Pendant trois ans, les membres de deux associations jurassiennes ont mis en commun leurs talents et leurs savoir-faire pour adapter le roman et réaliser un long métrage made in Jura, "Le médecin des pauvres"

Le film sera diffusé en public, pour la 1ère fois, le samedi 19 janvier 2019, au cinéma de Moirans-en-Montagne. D'autres diffusions sont prévues dans des salles du Haut-Jura.
 

►Un film inspiré d'un livre 


Ce roman, écrit par Xavier de Montépin au 19e siècle, est en fait le plagiat du livre "Le diamant de la vouivre" écrit par un Jurassien, Louis Jousserandot.

L’intrigue se déroule au 17e siècle, pendant la guerre de 10 ans.  Une période de l’histoire où les Franc-Comtois, alors espagnols, se révoltent contre Louis XIII, le roi de France, qui veut les annexer à son royaume. Un moment de l’histoire, avec un grand "H", des personnages qui ont réellement existé, le célèbre capitaine Lacuzon, le colonel Varroz et le curé Marquis, ont inspiré cette histoire.

C’est une saga familiale, avec un médecin qui doit s'occuper d'une femme inconnue, une jeune fille qui doit se marier et ne le fait pas, un résistant et un homme qui trahit tout le monde…

Une intrigue qui réunit plusieurs ingrédients romanesques : amour, jalousie, trahison, dans un cadre typiquement jurassien situé entre Dole et Saint-Claude.

Une histoire qui raconte l’histoire du capitaine Lacuzon , un résistant connu dans le Jura et qui relate une période fédératrice de l’espit comtois d’aujourd’hui. Michel Louillet président de CinéMésis

© Le médecin des pauvres
© Le médecin des pauvres

"Le médecin des pauvres" est un film tourné dans le Jura avec des bénévoles jurassiens, à l'initiative de deux associations : CinéMésis et l'association des "Balladins du château de Présilly".
 

►Deux associations à l’origine du projet


Les bénévoles de l’association CinéMésis ont fait la connaissance de ceux des "Balladins du château de Présilly" en 2015, au moment du tournage d’un autre film, "La ferme du crime" réalisé par Cyrille Combe et Pierre Peuget.

L’association CinéMésis réunit une vingtaine de personnes. Elle est née suite à la rencontre de deux hommes : Cyril Combe, un raconteur d’histoire, et Pierre Peuget un caméraman amoureux des paysages jurassiens. Ensemble ils réalisent  quatre courts métrages avant de réaliser un premier long métrage en 2015, "La ferme du crime" qui  retrace l’histoire d’un crime qui a eu lieu dans le Jura en 1896.
Pour ce film en costumes, ils ont besoin de décors adaptés. Ils s’adressent donc à une autre association "les Balladins du château de Présilly", qui dispose d’un château en ruine et de nombreux figurants.

L’association "les Balladins du château de Présilly" a été fondée en 1985 pour gérer un site, une ruine du Moyen Age, le château de Présilly. Pour faire vivre ce patrimoine, les nombreux bénévoles, 150 environ, mettent au point des sons et lumières. L’un d’eux est inspiré du livre "Le médecin des pauvres",  une histoire qu’ils connaissent donc bien, encore jamais portée à l’écran.
© Le médecin des pauvres
© Le médecin des pauvres


►Un tournage qui dure 3 ans


Au départ nous nous sommes retrouvés face à un océan de problèmes à résoudre et trois ans plus tard ils sont devenus un continent de solutions.  Michel Louillet président de CinéMésis

Le tournage a nécessité trois ans de travail avec une équipe de réalisation d’une trentaine de personnes et près de 300 figurants. Une aventure où tout le monde est bénévole et qui a coûté environ 40 000 euros. Un financement auquel ont participé le département, des communautés de communes, du financement participatif et même des entreprises de la région.
© Le médecin des pauvres
© Le médecin des pauvres

Il a fallu organiser des castings, faire des repérages, tourner, faire des costumes, et y consacrer de nombreux week-end.

Pendant trois ans, on a joué à faire un film.  Denis Bernard Président des Balladins  

Une des premières scènes qui a été tournée comprenait 170 figurants, il a fallu les encadrer,  les nourrir… tout cela dans un esprit festif.

C’est la force du mouvement associatif et l’investissement de ses bénévoles qui ont permis de faire ce film. Denis Bernard Président des Balladins
 
© Le médecin des pauvres
© Le médecin des pauvres

C’est Marius Jacquot, un jeune comédien de la région, qui joue le rôle du héros principal, le capitaine Lacuzon.

Le dernier coup de manivelle a été donné en septembre 2018, le film peut enfin sortir.

Denis Bernard, président des Baladins,  et Marius Jacquot, acteur, sont les invités de l’émission "Ensemble c’est mieux !" du jeudi 17 janvier 2019.
 

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