REPLAY. Municipales à Dole : ces trois temps forts à retenir du débat entre les candidats à Dole

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Écrit par France 3 Franche-Comté

Ce mercredi 4 mars 2020, les quatre candidats à la mairie de Dole étaient les invités du débat d’avant premier tour animé par Jérémy Chevreuil.
Sur le plateau étaient présents, l’ensemble des têtes de listes candidates les 15 et 22 mars

Extrait 1 - Une passe d’arme sur la défense de l’hôpital

Sur la défense des services publics et notamment des services de santé, Ako Hamdaoui, Génération(s)-PS-PCF-LFI reproche à l’équipe sortante une méthode pas suffisamment combattive. « La méthode n’est pas bonne. Depuis 2014, je peux vous citer tout ce qui a disparu : la réanimation, en terme de lits, la neurochirurgie, la cardiologie, la pneumologie, la pédiatrie, la ligne du SMUR…. ». Réponse du maire sortant Jean Baptiste Gagnoux : « défendre les services publics est un combat au quotidien. Je ne veux pas qu’on croit qu’à Dole tout est train de fermer ».
 

Municipales à Dole : extrait sur la santé


Extrait 2 - « Vous avez dégradé la situation financière de la ville »

Un coup porté par Ako Hamdaoui, Génération(s)-PS-PCF-LFI à l’encontre de l’équipe sortante. Le candidat de l’union de la gauche rappelle l’avertissement lancé par la chambre régionale des comptes à l’encontre de la municipalité doloise avant la construction de la piscine doloise. « Vous avez fait exploser l’endettement » lance le candidat de gauche. « La gestion de la ville et de l’agglomération est une gestion saine » se défend Jean-Baptiste Gagnoux.

Municipales à Dole : extrait sur la situation financière de la commune

Sur la question de l’attractivité de sa ville, Jean-Baptiste Gagnoux LR-LREM estime que Dole a changé, d’image, de place dans l’espace économique : « Je pense que cette ville a su saisir l’opportunité de la reconfiguration de la grande région en replaçant Dole au maximum au contact de Dijon et Besançon pour la rendre attractive.  La population augmente à nouveau depuis 3 ans alors qu’elle avait baissé pendant des années y compris quand vous gériez la ville. L’économie va mieux, le taux de chômage était de 9% en 2014, il est de 6,5% aujourd’hui. On a réussi à attirer des entreprises. Deux grandes bases, Intermarché et Colruyt vont être conservées et se développer….cette dynamique, ce changement d’image de notre ville, nous devons le poursuivre.


Extrait 3 - Un soutien de LREM embarrassant pour le maire sortant ?

Le maire sortant Jean-Baptiste Gagnoux, LR-LREM a reçu le soutien de deux partis, celui d’Emmanuel Macron LREM et celui des Républicains qui l’ont investi officiellement. Le poids de l’étiquette gouvernementale lourde à assumer ? « Aujourd’hui être maire, ce n’est pas ça. J’ai ouvert la porte à tout le monde pendant 3 ans, je m’inquiète d’entendre aujourd’hui que ce sont des étiquettes politiques qui vont faire l’élection municipale » lance le maire sortant.

Municipales à Dole : extrait sur les étiquettes politiques

 

Revoir l'intégralité du débat entre les candidats de Dole

avec sur notre plateau
  • Jean-Baptiste Gagnoux, LR-LREM
  • Ako Hamdaoui, Génération(s)-PS-PCF-LFI
  • Hervé Prat, EELV
  • Dominique Revoy, LO
REPLAY. Municipales à Dole, revoir le débat de France 3 Franche-Comté
 


Elle est au coeur de la Bourgogne-Franche-Comté, et espère profiter de sa position centrale dans la grande région.

La ville de Dole est dirigée depuis juillet 2017 par Jean-Baptiste Gagnoux. Le premier adjoint d'alors succède à Jean-Marie-Sermier, réélu député et qui ne peut rester maire en raison de l'entrée en vigueur de la loi sur le non-cumul des mandats.

L'enseignant, qui s'est lancé en politique dans les années 2000, a milité chez à l'UMP pour Nicolas Sarkozy. Il a quitté Les Républicains il y a quelques mois, en rupture avec la ligne Wauquiez. Mais son ancien parti l'a réinvesti pour ces municipales. Jean-Marie Sermier, toujours député, est d'ailleurs en bonne position sur la liste. Jean-Baptiste Gagnoux a également reçu pour ces municipales le soutien de La République en marche. LREM, le parti présidentiel, soutient donc à Dole une liste où figure un député du principal groupe d'opposition à l'Assemblée...

Face au maire sortant se présentent deux autres enseignants : Hervé Prat, EELV, et Ako Hamdaoui, ex-EELV. Ce dernier, aujourd'hui membre de Génération(s), est à la tête d'un collectif de gauche avec le PS, le PCF et LFI. Le conseiller municipal sortant (il a déjà fait trois mandats, dont un comme adjoint aux finances dans l'équipe de Jean-Claude Wambst, PS) n'a donc pas pu s'entendre avec le représentant de son ancien parti, EELV. Hervé Prat est l'ancien maire de la petite commune voisine d'Eclans-Nenon. Il a démissionné en cours de mandat suite à une polémique sur l'accueil de migrants.

Pour Lutte ouvrière, Dominique Revoy est également candidate. Elle aussi est enseignante, ou plutôt l'était, puisque la tête de liste de "la voix des travailleurs" est aujourd'hui à la retraite.


La place des services publics au coeur du débat

 

Si Dole bénéficie d'une image plutôt dynamique, la cité des bords du Doubs s'interroge sur la pérennité de ses services publics. Les menaces sur l'hôpital sont régulières, en particulier sur le service de chirurgie. Côté police, la brigade anti-criminalité a été suspendue. Santé, sécurité : deux versants du quotidien des quelque 24.000 Dolois. Que peut faire un maire face aux décisions imposées par Paris ?

Dans le débat également, la transition écologique : les opposants attaquent le bilan du maire sortant en la matière. Le réseau de transports publics (qualité, tarif) est un sujet clivant, de même que la manière de rendre la ville plus attractive. Enfin, les finances divisent aussi les candidats : le maire sortant se félicite de sa gestion des deniers publics, alors que ses opposants la jugent critique.


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