Les thermes de Bourgogne accueillent de nouveau les curistes et abordent cette saison de manière sereine

Depuis octobre 2020, les thermes de Saint-Honoré-les-Bains (Nièvre) et de Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire) étaient fermés au public. Mais ce lundi 24 mai, les curistes ont pu retrouver leurs centres spécialisés, tout en respectant un protocole sanitaire strict.

Les Thermes de Bourbon-Lancy accueillent 100 personnes ce lundi.
Les Thermes de Bourbon-Lancy accueillent 100 personnes ce lundi. © Thermes de Bourbon-Lancy

Après les terrasses de bars et restaurants, voici le temps pour les thermes de rouvrir. Ce lundi 24 mai, les curistes retrouvent les établissements de Saint-Honoré-les-Bains (Nièvre) et de Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire) après plus de sept mois d’arrêt de l’activité. Un soulagement pour les centres médicalisés, même si cette reprise comporte certaines contraintes.

"On avait une grande impatience. On est heureux d’avoir retrouvé nos curistes aujourd’hui", confie Loïc Machillot, directeur des thermes de Bourbon-Lancy. Comme les restaurateurs, les centres de cure sont soumis à un protocole sanitaire strict avec une jauge d’accueil limitée à 50 %. Dans l’établissement de Saône-et-Loire, cela représente 250 personnes reçues par jour, sur 500 possibles.

Une reprise progressive

Comme les terrasses, les thermes peuvent rouvrir depuis le mercredi 19 mai. La mise en place du dispositif sanitaire et les contraintes techniques pour relancer les différentes installations ont demandé aux deux centres un peu plus de temps que pour les bars et les restaurants. Les thermes ont donc attendu ce 24 mai pour se remettre à l'eau.

Pour l’heure, les capacités totales d’accueil ne sont pas encore atteintes. Ce lundi, ce sont près de 80 curistes qui sont présents aux thermes de Saint-Honoré-les-Bains et 100 à ceux de Bourbon-Lancy. "On monte en charge tranquillement pour accueillir 200 personnes dans le courant des prochains mois", détaille Benoît Livertout, directeur du premier établissement.

Si les centres sont soumis à un cahier des charges précis, les curistes eux-aussi doivent respecter certaines règles. Ils doivent en effet réaliser deux tests PCR par semaine durant leur séjour s’ils ne sont pas arrivés au terme du processus de vaccination avec deux injections. "On a des annulations de gens qui ne sentent pas d’assumer ce protocole très lourd pour venir", confie Loïc Machillot.

Les thermes de Bourbon-Lancy ont donc recruté du personnel afin d’accompagner les curistes. L’établissement rappelle qu’aucun cas de Covid n’a été constaté lors de ses 4 mois d’ouverture après le premier confinement. "C’est une population qui est marquée par cette crise car ils ont l’âge d’être atteints plus gravement par cette pathologie, donc automatiquement ils ont besoin d’être rassurés. On a un vrai accompagnement", explique le responsable du centre médical.

De jolies perspectives pour la fin de l’été

Mais les deux établissements se projettent avec enthousiasme sur cette saison thermale. Du côté de Saint-Honoré-les-Bains, on espère accueillir 2 000 curistes jusqu’au 23 octobre comme chaque année. "Tout est planifié on aborde cette saison de manière sereine", assure Benoît Livertout.

Les habitués devraient notamment répondre présents pour les trois semaines de traitement à partir du mois de juin et surtout en septembre et octobre prochains. "On a un petit creux en juillet-août. Notre public est plutôt senior, il veut peut-être profiter de ses petits-enfants pendant l’été. Mais on sera très très chargé en septembre et octobre", affirme le directeur de l’établissement de Saône-et-Loire.

De quoi permettre aux thermes de Bourbon-Lancy de repartir de l’avant après une année 2020 particulièrement difficile. Déjà fragilisé par un incendie en 2019, l'établissement a été frappé de plein fouet par l’arrêt de son activité l’année dernière et a subi une baisse de son chiffre d’affaires de 55 %. Jusqu’ici, les résultats pour l’année 2021 sont également en chute de 30 %.

Heureusement, on était relativement solide et stable. On est confiant pour les années à venir. Si ça repart vraiment pour de bon, on n’a pas de risque immédiat.

Loïc Machillot, directeur des Thermes de Bourbon-Lancy

Il y avait donc urgence à rouvrir, même si les pertes ne seront pas rattrapées. "On avait besoin de travailler, même si en 2021 on a été plutôt bien accompagné par l’Etat. La reprise va permettre d’éviter de creuser encore les pertes. On va bientôt fonctionner normalement, mais on ne récupérera pas le retard".

Les voyants sont tout de même au vert pour les thermes de Bourgogne. Le 31 mai prochain, un nouvel acteur devrait arriver sur le marché, avec l’ouverture du tout nouveau centre de Santenay en Côte-d’Or.

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