Menaces d'attentat publiées sur Facebook : deux mineures ont été mises en examen

© LOIC VENANCE / AFP
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Deux mineures de 15 et 17 ans ont été mises en examen. Elles menaçaient de commettre un attentat dans une salle de concert parisien, similaire à celui qui avait fait 90 morts au Bataclan le 13 novembre 2015.

Par avec AFP

Comment ces mineures ont-elles été repérées ?

Les deux jeunes filles ont été présentées à un juge antiterroriste vendredi 11 mars 2016. Elles ont été mises en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.
La plus jeune a été placée en détention provisoire et celle de 17 ans sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet.


Tout est parti de quatre adolescentes, qui s'échangeaient des messages sur Facebook dans lesquels elles affirmaient vouloir commettre un attentat. Les quatre mineures avaient été interpellées par les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) mercredi 9 mars. Deux d’entre elles avaient été relâchées à l'issue de leur garde à vue.

Les jeunes filles affirmaient vouloir commettre des attentats "semblables à ceux du 13 novembre", a expliqué une source policière. Il semblait s'agir à ce stade d'un "projet intellectuel : aucune arme, ni substance de nature explosive n'ont été découvertes", selon le parquet de Paris.



Qui sont ces adolescentes ?

Deux des jeunes filles, des soeurs, n'ont jamais rencontré les deux autres qui ne se connaissent pas non plus. Toutes quatre habitent "dans des villes différentes", selon la source policière.

Le 13 novembre 2015, des commandos jihadistes avaient frappé Paris. Ils avaient attaqué notamment le Bataclan où 90 personnes avaient été tuées, ainsi que des terrasses de bars et restaurants et les abords du Stade de France. Ces attentats, les plus meurtriers jamais réalisés en France, ont fait en tout 130 morts et des centaines de blessés.

Six Bourguignons ont trouvé la mort dans cette tragédie : quatre ont été fauchés au Bataclan et deux sœurs, originaires du Creusot, ont été abattues à la terrasse d'un restaurant rue de Charonne.

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