Déplacements, commerces, écoles : ce qui sera interdit ou autorisé dans la Nièvre avec le durcissement des restrictions

La Nièvre devrait être placée en "vigilance accrue" dans la lutte contre le coronavirus ce jeudi 25 mars. Des règles plus strictes entreront en vigueur pour tenter de freiner l'épidémie de Covid-19. Mais quelles sont les mesures qui seront appliquées dans le département ?

Les mesures reposent sur "un principe de confiance et de responsabilité", affirme le gouvernement.
Les mesures reposent sur "un principe de confiance et de responsabilité", affirme le gouvernement. © FTV

Les règles sanitaires vont se durcir à compter de vendredi minuit dans le département de la Nièvre. Le ministre de la santé, Olivier Véran l'a confirmé ce jeudi 25 mars lors d'une conférence de presse. Le département rejoint les 16 départements déjà placés sous mesures de freinage renforcées. 

De nouvelles restrictions s'y appliquent pour quatre semaines. 

 

Les déplacements en dehors du département interdits

Dans les 19 département concernés par cette vigilance accrue, les normes en vigueur réduisent au maximum les déplacements. Des mesures strictes qui s’appuient "sur un principe de confiance et de responsabilité".

Les résidents de la Nièvre ne pourront alors quitter ni leur région, ni leur département, à part pour un motif impérieux ou professionnel. Il faudra alors s’acquitter d’une attestation pour sortir de sa juridiction.

Quant aux déplacements au sein du département, ils seront limités à 10 km, entre 6h et 19h. Au-delà, une attestation, "applicable en journée" sera nécessaire. La Nièvre reste également soumise au couvre-feu de 19h à 6h. Une autre dérogation, "applicable le soir et la nuit" sera nécessaire pour justifier une sortie au cœur de ce créneau.

© Service d'information du Gouvernement

Le gouvernement recommande également de ne recevoir personne à son domicile, et ne pas se rendre chez les autres. Les manifestations et rassemblements seront également contrôlés, voire interdits s’ils ne permettent pas de respecter l’application des gestes barrières.

Fermeture des commerces non-essentiels

Les enseignes vendant des biens et services de première nécessité pourront restés ouvertes. Au même titre que "les librairies, les disquaires, les magasins de bricolage, de plantes et de fleurs, les coiffeurs, les cordonniers, les chocolatiers, les concessions automobiles et les visites de biens immobiliers"liste le gouvernement sur son site. Le but : réduire les contacts dans des espaces fermés.

Quant aux entreprises, elles "doivent encourager le télétravail à raison d’au moins 4 jours par semaine" afin de réduire le temps de présence des employés sur place. Le gouvernement encourage les sociétés à mettre en place des paniers repas à emporter pour leurs salariés. Enfin, les systèmes de co-voiturages entre collègues doivent être réduits au maximum.

Les établissements scolaires restent ouverts

"Le confinement du printemps 2020 a accru le risque de décrochage scolaire pour les enfants, en particulier les plus défavorisés. Le gouvernement a donc fait le choix de laisser tous les établissements scolaires ouverts – avec une demi-jauge pour les lycées - afin de préserver l’éducation de nos enfants". Pour l'instant, les écoles, collèges et lycées du département restent ouverts sur les zones. Dans les lycées, le principe de la demi-jauge devient obligatoire. Seule la moitié des élèves sera autorisée à suivre les cours. 

Mais les règles sanitaires seront durcies, notamment pour les cantines avec l’allongement des temps de restauration et le développement de la pratique du plat à emporter afin d’éviter le brassage aux heures de pause. D’autre part, les activités physiques extrascolaires en intérieur seront proscrites.

Qu’en est-il du reste de la région Bourgogne-Franche-Comté ?

Pour l’heure, la Nièvre est le seul département concerné par un placement en surveillance accrue en Bourgogne-Franche-Comté. Le reste de la région reste donc soumis aux mesures en vigueur sur le plan national.

Les habitants doivent respecter un couvre-feu de 19h à 6h chaque jour et doivent présenter une attestation dérogatoire en cas de déplacement pendant ce créneau horaire. Chaque individu encourt une amende de 135 euros s’il ne présente pas une dérogation "applicable le soir et la nuit" au moment d’un contrôle. La peine pourrait monter jusqu’à 3 750 euros pour un récidiviste.

Dans une note adressée aux différents préfets de région ce 23 mars, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin a demandé un renforcement des contrôles et des sanctions pour les rassemblements en extérieur du plus de 6 personnes, et ce sur l’ensemble du territoire. "Les forces de l'ordre verbaliseront les faits caractérisés d'abus de la règle", est-il mentionné. À l’intérieur, la limite de 6 personnes restent recommandée, mais les contrôle ne sont pas autorisés au sein d’un domicile, sauf cas précis, comme du tapage nocturne.

Gérald Darmanin réclame également un contrôle renforcé du couvre-feu et des établissements ouvrant "clandestinement".

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