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Retour sur : quand l’arrivée de SOS médecins suscitait la polémique

Quand SOS Médecins a commencé à s’implanter en Bourgogne dans les années 1990, son arrivée à Auxerre, puis Dijon et Chalon-sur-Saône, n’a pas toujours été vue d’un bon œil par les professionnels de santé.
Quand SOS Médecins a commencé à s’implanter en Bourgogne dans les années 1990, son arrivée à Auxerre, puis Dijon et Chalon-sur-Saône, n’a pas toujours été vue d’un bon œil par les professionnels de santé.

SOS médecins vient de fêter ses 50 ans. Cette association libérale de l’urgence médicale a commencé à s’implanter en Bourgogne dans les années 1990. Son arrivée à Auxerre, puis Dijon et Chalon-sur-Saône, n’a pas toujours été vue d’un bon œil par les professionnels. 

Par Catherine Blaison avec B.L.

Le 15 août 1991, SOS Médecins s’installait en Saône-et-Loire

C’était la troisième antenne à s’installer en Bourgogne. A ses débuts, l’association  vante ses atouts : elle assure une rapidité d’intervention avec des jeunes médecins bien formés à l’urgence.

 

Des voitures qui arborent le logo "SOS médecins" sur leur carrosserie, cela fait tiquer le conseil de l’ordre des médecins

Celui-ci argue que c’est une forme de publicité, incompatible avec le code déontologique de la profession.

La polémique fait rage partout en France, comme à Dijon, quand SOS médecins s’installe en 1991. Derrière ce motif se cache peut-être la crainte d’une concurrence avec la médecine de garde. Même si le médecin de SOS de l’époque précisait que "deux médecins de garde à Dijon la nuit et les week-ends, ce n’est pas inutile."

 

Aujourd’hui, la Bourgogne doit plutôt faire face à un autre problème : la pénurie de médecins

Certains territoires sont devenus ce que l’on appelle des déserts médicaux. A tel point que la ville de Sens qui a perdu près de la moitié de ses généralistes en vingt ans, a fait appel à SOS Médecins pour remplacer les médecins traitants.

Une convention a été signée début 2016 avec le centre communal d’actions sociales pour prendre en charge les personnes les plus fragiles. C’est une expérimentation inédite, en attendant l'installation de nouveaux médecins traitants.

 

Santé : une convention signée entre SOS médecins et la ville de Sens
20% des Sénonais sont aujourd'hui sans médecin traitant, faute de généralistes en nombre suffisant. Pour permettre aux personnes les plus fragiles d'être suivies par praticien, la ville de Sens et SOS médecins se sont lancées dans une expérimentation inédite en France depuis janvier 2016. Ce sont les médecins de cette structure qui prennent en charge les patients volontaires.

Le reportage de Sébastien Kerroux, Etienne Yoann et Sophie Rethore (2 février 2016)
Avec
-Jean-Luc Dinet, Directeur SOS Médecins de Sens
-Yves Colin, Directeur du CCAS de Sens
-Marie-Louise Fort, Député Maire de Sens

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