Le Creusot : un homme devant la justice pour avoir poignardé son chien qu'il a jeté par la fenêtre du 3e étage

Un homme, qui a tué son chien de façon atroce, a comparu devant le tribunal de Chalon-sur-Saône lundi 20 avril. Plusieurs associations de défense des animaux se sont portées partie civile et réclament de la prison ferme pour le tortionnaire. L'affaire a été renvoyée.

Elle s'appelait Sultane.
C'était une jeune et jolie petite chienne croisée boxer.
Elle avait plein d'amour à donner à celui qu'elle considérait comme son maître et son ami.


C’est ainsi que débute le message de la SPA de la région creusotine, en Saône-et-Loire, en mémoire de la chienne poignardée à plusieurs reprises, avant d’être jetée par la fenêtre d’un appartement situé au 3e étage d’un immeuble du Creusot. 
Les faits se sont déroulés mercredi 15 avril 2020 rue de la Charmille.

Le propriétaire de l’animal a été placé en détention provisoire.

Le prévenu n'était pas à l'audience qui a eu lieu au TGI (tribunal de grande instance) de Chalon-sur-Saône lundi 20 avril 2020, mais il était présent par le biais de la visio-conférence depuis le centre de détention de Varennes-le-Grand.

Son avocat a demandé le renvoi de l'affaire le temps que son client passe une analyse psychiatrique. La demande a été acceptée.
Le dossier sera de nouveau examiné par la justice lundi 29 juin.
 

Le prévenu reste en prison 


En revanche, le tribunal a rejeté la demande de mise en liberté sous contrôle judiciaire. Le prévenu, âgé de 45 ans, restera donc en détention provisoire. 

"C'est le moins qui pouvait être décidé, compte tenu de la dangerosité de cet homme", a dit à France 3 Bourgogne Serge Bornet, ex président de la SPA de Marmagne. "Il a déjà été condamné à plusieurs reprises pour des faits de violence, de menaces de mort, de conduite en état d'ivresse ou sous l'emprise de stupéfiants, etc. Il a plusieurs peines de sursis qui courent. Il a aussi expliqué qu'il était un grand amateur d'armes et notamment de couteaux." 

Plusieurs associations de défense animale se sont portées partie civile : le refuge de la SPA de Marmagne, celui de Montceau-les-Mines, l’association Cœur Sur Pattes, l’antenne de la confédération de défense de l’animal de Lyon, la Fondation Brigitte Bardot, l'association Stéphane Lamart et 30 Millions d'amis...

  

Que risque le propriétaire tortionnaire ? 



"Pour que justice soit faite, nous espérons une peine exemplaire, pas du sursis, mais de la prison ferme, que cet assassin soit puni à la hauteur de sa barbarie et de sa cruauté", déclare Vanessa Myotte, directrice de la SPA de Marmagne.
 

Il faut continuer à se battre devant la justice, ne pas baisser les bras quoi qu'il arrive !



L’homme est un récidiviste, il a déjà été condamné pour des faits de cruauté et barbarie sur des animaux domestiques.
Il avait d'ailleurs l'interdiction de détenir un animal. La chienne Sultane qu'il a poignardée appartenait à sa fille qui lui avait confié l'animal le temps du confinement.

Le prévenu risque une peine maximale de 2 ans de prison et 30 000 euros d'amende.

 
Le chien Fudji est mort brûlé après avoir été aspergé de liquide inflammable en août 2018, en Saône-et-Loire.
Le chien Fudji est mort brûlé après avoir été aspergé de liquide inflammable en août 2018, en Saône-et-Loire. © Clinique vétérinaire du Colombier en Saône-et-Loire
 

L'affaire du chien Fudji 


Pour mémoire, un autre procès pour cruauté et acte de barbarie a eu lieu il y a quelques mois devant le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône. 

Une éleveuse de chiens avait aspergé d'essence et mis le feu au berger allemand de son compagnon en août 2018. Malgré les soins prodigués, le chien Fudji avait succombé à ses blessures quelques jours plus tard.

L'éleveuse a écopé de  2 ans de prison, dont 1 avec sursis. Une peine accompagnée d'une obligation de soins pendant 1 an et d'une interdiction de détenir des chiens pendant 5 ans.
Elle a dû aussi verser 1 500 euros au propriétaire du chien et 1 euro de dommages et intérêts aux 11 associations de défense et de protection des animaux qui s'étaient portées parties civiles. 
 
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