Affaire Proxidentaire : la reprise ou non de l'activité des centres de Chevigny et Belfort décidée "prochainement"

Les centres dentaires Proxidentaire de Chevigny-Saint-Sauveur et Belfort sont fermés depuis cet été suite à une décision de l'Agence régionale de santé qui dénonçait de nombreux manquements. Ce vendredi, l'ARS nous indique qu'elle se prononcera "prochainement" sur la reprise ou non de l'activité.

L'Agence régionale de santé (ARS) a, le 26 juillet dernier, suspendu l'activité des cabinets dentaires Proxidentaire de Chevigny-Saint-Sauveur (Côte-d'Or) et de Belfort (Territoire de Belfort).

Elle motivait alors sa décision "compte tenu de la gravité des manquements à la qualité et à la sécurité des soins constatés". Selon son communiqué, "des actes de mutilation et de délabrement volontaires ont été effectués sur des dents saines ou sans pathologie notable et sans justification médicale".

Le parquet de Dijon a également ouvert quelques jours plus tard une enquête, suite au dépôt d'une vingtaine de plaintes. Un nombre qui s'élève désormais à 73 plaintes. Les investigations portent sur des faits présumés de travail dissimulé, fraude aux prestations sociales, blessures involontaires, exercice illégal de la profession d'assistant dentaire et tromperies sur les prestations de soins.

Un délai de deux mois était alors accordé aux centres dentaires pour répondre aux remarques formulées par l'autorité sanitaire. Ce délai arrive à son terme à la fin de cette semaine, le 26 septembre.

Dans un écrit qui nous a été transmis ce vendredi 24 septembre, la direction de Proxidentaire indique : "Conformément à la législation, l’ARS a jusqu’au dimanche 26 septembre 2021 pour prendre une décision. À ce jour, aucun retour n’a été fait par l’ARS et aucune visite de contrôle n’a été proposée".

Une décision "prochainement"

Un communiqué au ton très véhément qui a été publié sur le site internet de Proxidentaire, où la structure affirme par exemple subir un "lynchage en bande organisée" avec "différentes administrations [...] [qui] se sont associées dans un acharnement d'affirmations gratuites et diffamations de toutes sortes".

L'ARS, que nous avons contacté ce vendredi, précise que l'expiration du délai au 26 septembre n'a pas d'incidence sur la réouverture ou non des centres. Il ne correspond qu'au laps de temps laissé à Proxidentaire pour apporter des réponses suite à la mise en demeure qu'elle lui a adressé en juillet.

"L’activité reste donc suspendue jusqu’à la décision de reprise ou non de l’activité, qui interviendra prochainement", indique l'Agence régionale de santé.

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