Lynch The Elephant, Nina Attal : la ville de Bavilliers près de Belfort lance son premier festival, le Bavi’Yeah

C’était une volonté du maire Eric Koeberlé lors de la campagne des municipales 2020. Bavilliers (Territoire de Belfort) vient de créer un festival de musique mêlant soul et électro.

Lynch The Elephant, sur le plateau de #Studio3
Lynch The Elephant, sur le plateau de #Studio3 © Pascal Sulocha

« Pour consommer de la culture, il faut prendre sa voiture et aller à Belfort. Notre idée est donc de proposer un vrai festival, de replacer Bavilliers dans la vie culturelle et de drainer des Belfortains sur cet événement » résume Sandrine Torterotot, adjointe au maire de Bavilliers en charge de la culture et de la vie associative.

Habituée des programmations dans les festivals, Sandrine Torterotot a pris attache auprès du Conseil départemental du Territoire de Belfort et plusieurs associations : Bonus Track, Les Eurockéennes et La Poudrière pour mener à bien le projet de création du festival Bavi'Yeah qui aura lieu le samedi 4 septembre de 18h30 à 22h45 au Parc de la Fraternité à Bavilliers. 400 places seront ouvertes.

« Avec la crise sanitaire, on s’est dit que l’animation dans le Territoire de Belfort allait sans doute être repoussée à l’échelon des communes, on voulait se démarquer, sans aucune prétention, et on a laissé de côté le marché local pour privilégier quelque chose de grande qualité. En plus la crise sanitaire a malmené la culture et on a assisté à un repli sur soi. Aujourd’hui, il faut travailler en direction du public pour le faire revenir » analyse Sandrine Torterotot.

Lynch The Elephant, à 19h

Premier groupe à se produire sur scène, Lynch The Elephant. Le trio 100% local, les deux François ont été formés à Belfort et Laura à Montbéliard, surfe sur les courants synthpop et electro, héritage de la new wave des années 80, tout en conservant un côté rock en trame de fond.

François, laura et François, production 100% local.
François, laura et François, production 100% local. © Bavi’Yeah

Chaque morceau de leur musique est construit sur un rythme unique et entêtant derrière lequel se cache une myriade d’arrangements minutieux. Harmonies réverbérées, batterie aux pulsations impeccables et magnétisantes, clavier qui ajoute une touche rétro et une pointe de rock : la musique de Lynch The Elephant est viscérale. Elle prend littéralement les tripes.

Don Gabo, à 20h

Marqué par 11 années passés entre l’Angleterre et la Colombie, Don Gabo, nous livre une perception singulière des musiques urbaines de ces deux pays. Sa plume oscille entre l’ironie mordante et la dialectique amère des villes où il fait toujours nuit. Mi-rêveur, mi-cynique, Don Gabo regarde les étoiles clignoter au milieu des néons, le nez en l’air et les pieds dans le béton.

Marqué par 11 ans passés entre l’Angleterre et la Colombie, Don Gabo, nous livre une perception singulière des musiques urbaines de ces deux pays.
Marqué par 11 ans passés entre l’Angleterre et la Colombie, Don Gabo, nous livre une perception singulière des musiques urbaines de ces deux pays. © Bavi’Yeah

Accompagné du beatmaker Kreg, le projet prend la forme d’un duo qui mêle batterie, percussions et samples, et offre l’énergie du live tout en conservant une essence électronique. De retour en France après 5 ans à Medellín en Colombie, le groupe sort l’EP «La Joie» en 2019 et prend le chemin de la scène. Ils ont notamment assuré la première partie de Baloji au Runar Puns ( à Châteaulin en Bretagne) et ouvert pour Youssoupha au CAC (à Concarneau en Bretagne).

Nina Attal, à 21h

Dans le monde des jeunes femmes jouant de la guitare, Nina Attal fait figure de pionnière avec plus de 600 concerts à son actif. Couronnée en 2009 au tremplin du Festival Blues sur Seine, la guitariste française de 29 ans, dotée d’une puissante voix soul, s’oriente à ses débuts vers des sonorités funk-groovy explosives avant que pointent des textures plus synthétiques.

Dans le monde des jeunes femmes jouant de la guitare, Nina Attal fait figure de pionnière avec plus de 600 concerts à son actif.
Dans le monde des jeunes femmes jouant de la guitare, Nina Attal fait figure de pionnière avec plus de 600 concerts à son actif. © Bavi’Yeah

Son quatrième album, écrit et composé dans la foulée d’un road trip sur la côte Ouest des Etats‑Unis, puis produit l’été dernier en Normandie par l’ex-Beat Assaillant Maxime Lebidois, remet la guitare au coeur de son processus créatif, à travers un éventail de sonorités ensoleillées, discrètement et respectueusement teintées par diverses influences californiennes (Ben Harper, Lenny Kravitz, John Mayer…).

Les riffs aux saturations rock voisinent avec de formidables ballades blues-soul, folk ou rythm’n’blues. Ses textes, très personnels, traduisent autant de remises en question que ses envies d’émancipation. La singer-songwriter s’impose alors au public comme un diamant.

Teaser "Bavi'Yeah!" Edition 2021

Le festival Bavi’Yeah, le samedi 4 septembre de 18h30 à 22h45 au Parc de la fraternité à Bavilliers. Réservation uniquement en ligne sur : www.billetweb.fr/baviyeah
Renseignements à la médiathèque de Bavilliers au 03.84.28.67.02
Gratuit pour les -18 ans/ 5 euros pour les +18 ans

 

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