Témoignages. "Chasseuses de tempêtes", deux photographes amateurs figent la furie des vagues

Publié le Écrit par Sophie Bourhis

Pauline Horellou et Gaëlle de Trescadec nous entraînent dans un voyage fascinant dans le Finistère, là où elles vivent. Photographes amateurs, les deux femmes ont un don particulier pour capturer la beauté éphémère et la puissance de l'océan. Toutes deux font partie de la communauté des "chasseurs de tempêtes". Dans le documentaire Littoral "regards d'embruns", le réalisateur Laurent Cadoret dessine leur portrait.

Plongeons dans la vie de Pauline et Gaëlle. Depuis les côtes du Finistère, Pauline Horellou dans le pays Bigouden et Gaëlle de Trescadec dans le Cap Sizun, deux photographes amateurs passionnées par le mouvement des vagues, assistent au grand spectacle de la mer. Chaque journée est une aventure, un hymne à la beauté de la mer. Chaque matin, elles contemplent l'horizon, scrutant les nuages qui se forment à l'horizon, et anticipent les variations de la mer. À travers leurs objectifs, elles capturent la puissance, la grâce et la fragilité de cet environnement marin.

Regards d'embruns, un film de Laurent Cadoret. Coproduction Aligal Productions

Traquer les vagues, une passion

Gaëlle et Pauline guettent les tempêtes d’hiver en Bretagne.

Elles passent des heures à observer la mer, à attendre patiemment que la lumière, la couleur et la forme de l'eau se combinent pour créer l’image exceptionnelle. Elles sont dans la quête de photographier cet instant magique où une vague se dresse devant elles pour revenir avec le trophée : une belle vague immortalisée dans la tempête.

Pour saisir une photo, il faut parfois six heures de prises, brassée dans les éléments. Cette photo, c'est juste une fraction de ce temps. Ce n'est rien à l'échelle d'une journée mais cela va me combler.

Pauline Horellou

Pauline et Gaëlle font toutes deux partie de cette nouvelle communauté de lève-tôt, des « chasseurs d’images de tempêtes » devenus accros à la météo et aux couleurs du ciel. Elles diffusent leurs photos et rencontrent le succès principalement sur les réseaux sociaux.

Gaëlle a pris comme pseudo sur les réseaux le nom de la plage de son enfance "Trescadec" à Audierne. Elle signe ainsi ses photos. Adolescente, elle voyait la mer depuis son lit : "J'avais des tempêtes tout le temps sous les yeux. Je n'avais pas idée de les photographier car cela faisait partie de mon quotidien. C'est beaucoup plus tard, en voyant une photo du gardien Jean Guichard sur le phare de la Jument que la force des éléments m'a donné envie de me mettre à la photographie".

L'instant éphémère

Leur objectif n'est pas seulement de prendre des photos, mais de "stopper le temps" pour immortaliser un moment précis, celui où la vague atteint son apogée. Toutes deux cherchent à capturer la beauté éphémère et la puissance de l'océan. Avec leurs images, Gaëlle et Pauline suscitent l’émotion en fixant l'éphémère, en se laissant aller au hasard pour garder des images de ce qui va disparaître. Elles figent les vagues au moment même où elles disparaissent.

On a arrêté un instant, qui est parfaitement éphémère, difficilement visible à l’œil nu. On arrête le temps, on l’immortalise avec l’appareil photo et on dresse un portrait d’une vague.

Pauline Horellou

Les photographies de Pauline et Gaëlle sont plus que de simples images. Elles sont des témoignages de leur amour pour la mer et de leur fascination pour la nature. Chaque cliché est une histoire. Elles viennent pour saisir ces fractions de vie dans le mouvement de la mer et nous rappellent la force et la fragilité de l'océan.

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