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Meurtre d'Angélique Six : l'épouse de David Ramault s'exprime dans La Voix du Nord

La maison qu'occupaient les Ramault, au moment du drame. / © France 3
La maison qu'occupaient les Ramault, au moment du drame. / © France 3

Elle explique notamment être "en reconstruction" après avoir vu sa vie s'effondrer avec la condamnation de son ancien compagnon.

Par Q.V

Elle sait que sa douleur n'est rien comparée à celle de la famille Six, mais l'épouse de David Ramault, meurtrier présumé d'Angélique, n'en a pas moins passé une année éprouvante; Elle a témoigné mercredi 8 mai auprès de nos confrères de La Voix du Nord, confiant : "Tout ce que j’avais construit s’est écroulé d’un coup."
 

 

Rappel des faits

Tout s'est écroulé, précisément, lorsque le corps d'Angélique Six a été découvert dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 avril 2018, dans un bois de Quesnoy-sur-Deûle, trois jours après sa disparition.

C'est son époux, David Ramault, qui y a mené les enquêteurs. Inscrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions sexuelles (FIJAIS) depuis une première condamnation pour viol, en 1996, ce chauffeur de bus avait été rapidement soupçonné et placé en garde à vue le samedi soir.

Le Wambrecitain âgé à l'époque de 45 ans, ancien voisin de la fillette, avoue les faits et explique qu'il a profité de l'absence de son épouse et de ses enfants pour se procurer des médicaments stimulants, qu'il a ingérés avec de l'alcool. C'est "dans un état second", qu'il s'en prendra alors à la jeune fille de 13 ans.

David Ramault est mis en examen le 1er mai pour séquestration, viol et meurtre, et écroué à Sequedin, où il a tenté à plusieurs reprises de mettre fin à ses jours, confiait récemment son avocat
 

 

Un an après

Un an plus tard, l'enquête avance prudemment. David Ramault a vu des experts psychologiques et psychiatriques, et a récemment été auditionné par les juges d'instruction. Mais les enquêteurs cherchent à savoir s'il a fait d'autres victimes pendant les vingt ans qui l'ont séparé de sa première condamnation. "La première chose que les juges d'instruction ont dû faire, c'est de vérifier ses déplacements" suppose l'avocate de la famille Six Audrey Jankielewicz. "Est-ce qu'il a pu être en sommeil pendant aussi longtemps ?"
 

Entre temps, en tout cas, la vie de son ancienne compagne s'est arrêtée. Celle qui confiait, il y a un an, avoir "des fantômes dans les yeux", que son avocat décrivait alors comme "une femme anéantie", "victime collatérale des faits abominables dont s'est rendu coupable son mari", avait d'ailleurs voulu se constituer partie civile.

 

"Toute ma vie matérielle a été mise sous scellés"

Cette demande a été rejetée par le parquet de Lille, malgré les arguments qui ont été avancés : ses enfants et elle ont dû déménager dans le sud de la France pour fuir les menaces et les caillassages. De plus, comme elle l'indique à La Voix du Nord, "Toute ma vie matérielle a été mise sous scellés. J’ai par exemple des crédits sur mes deux voitures neuves qui sont irrécupérables."
 

Elle précise par ailleurs n'avoir "pas encore pu divorcer car monsieur n’a pas d’avocat s’occupant du divorce. Ce que j’aimerais, c’est être officiellement libérée. Je me considère comme veuve, car celui que je connaissais est mort". Laetitia Ramault assure qu'elle ignorait à quel point la condamnation de son époux en 1996 était grave. "Il m’avait dit en effet qu’il avait été condamné en 1996 pour viol mais il m’a menti et a minimisé la gravité des faits. De plus, il était dans le remords. Je ne l’ai jamais vu violent, ni s’intéresser à des petites filles." Faute d'avoir pu se constituer partie civile, elle assistera au procès en tant que témoin.
 

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