Protoxyde d'azote : trois nouveaux cas graves de consommation avec séquelles recensés dans le Nord

© FREDERIK GILTAY / FRANCE 3 NORD PAS-DE-CALAIS
© FREDERIK GILTAY / FRANCE 3 NORD PAS-DE-CALAIS

Il s'agit de deux femmes et d'un homme, âgés de 18 à 29 ans.

Par Q.V

L'Agence régionale de la santé (ARS) Hauts-de-France a alerté ce vendredi 6 décembre sur trois nouveaux cas de personnes conservant de graves séquelles après une surconsommation de protoxyde d'azote.
 

Il s'agit de deux femmes, âgées de 19 et 29 ans, ainsi que d'un homme de 18 ans, qui tous les trois "présentent des complications liées à la consommation de protoxyde d'azote". Tous les trois vivent dans le Nord.

Parmi les séquelles à long terme ou en cas de surdose, l'ARS alerte sur des risques d'"atteinte de la moelle épinière, carence en vitamine B12, anémie, troubles psychiques". Mais les dangers concernent également la pratique "occasionnelle" : le consommateur s'expose à une "asphyxie par manque d'oxygène, perte de connaissance, brûlure par le froid du gaz expulsé de la cartouche, perte du réflexe de toux, désorientation, vertiges, risque de chute."

 

Onze cas au total


Ce n'est pas la première fois que l'ARS alerte sur l'usage détourné de ce produit, qui s'apparente à du "gaz hilarant" lorsqu'on le respire. Fin novembre, huit autres cas graves avaient été recensés dans les Hauts-de-France.
 

La région est particulièrement touché par le phénomène : depuis 2018, on a vu de nombreuses rues jonchées de capsules de "proto", ce gaz d'ordinaire utilisé en cuisine (pour faire de la chantilly) et en médecine (pour ses propriétés anesthésiantes mélangé à de l'oxygène). À tel point que plusieurs villes comme Tourcoing, Wattrelos, La Madeleine et Pont-Sainte-Maxence ont pris des arrêtés pour en interdire ou limiter la vente.


 

Une aide de l'ARS


Par ailleurs, l'ARS des Hauts-de-France a mobilisé 200 000 euros pour lutter contre l'usage détourné du protoxyde d'azote, à destination des collectivités et des communes les plus touchées.

Cette enveloppe permet "d’amplifier la lutte contre la consommation détournée du protoxyde d’azote et d’appuyer les plans d’action qui seront proposés par les élus."
 

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