21 Faucheurs volontaires de l'Ariège jugés à Foix pour avoir dégradé des bidons de désherbant dans des jardineries

Le tribunal judiciaire de Foix, en Ariège, juge ce jeudi 25 mars 21 militants Faucheurs volontaires pour avoir, à deux reprises, dégradé des bidons de désherbants dans trois magasins spécialisés. Ils comparaissent pour "destruction de biens d’autrui en réunion".

Les faucheurs volontaires, le 27 septembre 2016.
Les faucheurs volontaires, le 27 septembre 2016. © FTV

Les faits remontent à 2016 et 2017. A trois reprises, des équipes de Faucheurs volontaires investissent des jardineries ou autres magasins spécialisés de Pamiers, Foix et Saint-Jean-du-Falga et recouvrent de peinture des bidons de désherbants, les rendant invendables. Une action coup de poing pour dénoncer le "scandale sanitaire" du glyphosate. Une substance classée dans les produits "cancérigènes probables" dont les Faucheurs volontaires demandent l'interdiction.

Près de cinq ans après les faits, 21 personnes vont donc comparaître ce jeudi 25 mars devant le tribunal judiciaire de Foix (Ariège). Elles sont poursuivies pour "destruction de biens d'autrui en réunion". 

Initialement, leur procès aurait dû se tenir en 2018 mais lors d'une première audience, la défense des prévenus avait demandé au tribunal de saisir la cour européenne de justice, notamment pour permettre à celle-ci d'étudier le respect du principe de précaution. Ce que le président avait fait, reportant ainsi le procès.

La cour européenne de justice a rendu son avis en 2020 seulement, indiquant que les règles procédurales applicables à l’autorisation de produits phytopharmaceutiques, notamment les produits contenant du glyphosate, étaient valables.

Déception de courte durée pour les militants qui entendent bien faire de leur procès celui d'un produit qu'ils jugent dangereux pour la santé et qui est désormais interdit aux particuliers (depuis le 1er janvier 2019).

L'audience doit avoir lieu à 8h30. Les Faucheurs volontaires devraient se rendre en cortège, accompagnés de leurs soutiens, jusqu'au palais de justice de Foix. Les parties civiles, elles, se sont retirées.

 

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